Trace A Line http://www.tracealine.com Get Minimal Thu, 01 Jul 2010 10:15:11 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 en hourly 1 (TAL020) Koljah http://www.tracealine.com/2010/06/tal020-koljah/ http://www.tracealine.com/2010/06/tal020-koljah/#comments Wed, 30 Jun 2010 20:46:12 +0000 walkmAn http://www.tracealine.com/?p=2281

Après avoir accueilli son ami et collègue Oliver Deutschmann, c’est aujourd’hui un autre artiste de la machine berlinoise Vidab qui nous fait l’honneur de réaliser un mix pour notre podcast. Avec une dizaine d’EP en 5 ans quand d’autres commercialisent presque un maxi par mois, Koljah n’est pas des artistes les plus prolifiques… C’est peut-être ce qui donne à chacune de ses sorties un côté exceptionnel et un gage de qualité…

A l’image du set que nous avait fourni Oliver Deutschmann, ce mix de Koljah, enregistré live sur platines, figure comme l’un de mes favoris depuis le début de la série. Subtilement assaisonné, flirtant aussi bien avec la tech house de DJ Koze qu’avec une techno beaucoup plus brute, il apparaît comme le parfait mélange de toute ses influences… Est-il utile de préciser que techniquement rien n’est à redire?

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After receiving his friend Oliver Deutschmann, our today’s guest is another important figure of the Vidab machine. With only ten EPs in 5 years while others sell nearly one release per month, Koljah certainly isn’t the most prolific artist we know… That could explain why each release coming from him has something special, a kind of quality pledge…

Just like Oliver Deutschmann’s set, this mix, recorded live from the decks, is probably one of my favorites since we started our podcast series. Subtly dosed, flirting as much with DJ Koze’s tech house  as with rawer techno, it appears to be the perfect association between his influences… By the way, the mixing technique is perfect, but do I really have to mention it?

Download here : (TAL020) Koljah – 30.06.2010

Tracklist :
Johnny White – Rainsong / Rainbeats – No. 19 Music
DJ Koze – Blume Der Nacht – Pampa
Kenny Larkin – Glob (Claude VonStroke Remix) – Planet E Communications
Yvel & Tristan – Nuyen – Cre8tion
Jay Shepheard – Umzug – Dirt Crew
Lovebirds – My Man – Freerange
Luna City Express – Time & Space (Martinez Remix) – Moon Harbour
Franck Roger – Victoria’s Dreams (Jungle Pass) – FR Productions
Carl Craig – At Les (Christian Smith’s Hypnotica Remix) – Tronic
Mathias Kaden – Kawaba (DJ Koze’s Kosi-san Remix) – Vakant
Ribn – Sin_&_Figs – Mild Pitch
Jackmate – Star Liner – Phil e

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(TAL019) Marcus Vector http://www.tracealine.com/2010/06/tal019-marcus-vector/ http://www.tracealine.com/2010/06/tal019-marcus-vector/#comments Tue, 22 Jun 2010 15:11:16 +0000 walkmAn http://www.tracealine.com/?p=2261 TAL019

Marcus Vector n’est certes pas l’artiste le plus connu de la scène électronique française, mais il est loin d’être le moins talentueux… Exilé à Bruxelles depuis quelques années, c’est depuis la capitale belge qu’il distille une tech house de qualité sur des labels tels que Contexterrior (fondé par Jay Haze et qui regroupe entre autres Bloody Mary ou Shonky), Tuning Spork ou encore Toy For Boys Records, label qu’il a co-fondé avec son acolyte et ami Sierra Sam. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’il travaille le plus lors de ses sorties en solo mais aussi plus récemment en duo officiel sous le doux nom de DIY (Dumb Irresponsible Youth) qu’ils utilisent seulement sur Contexterrior et Tuning Spork. Un EP en tant que Sierra Sam & Marcus Vector est également prévu sur Supplement Facts, le label de Guy Gerber, pour le 5 juillet ; et deux autres à l’automne sur Time Has Changed et Dirt Crew. Bien que sa carrière ait débuté il y a une dizaine d’années, c’est bel et bien sa rencontre avec Sierra Sam en 2004 qui aura été décisive, tant les deux hommes arrivent à tirer le meilleur de l’un et l’autre ; depuis ils ne se quittent plus, pour notre plus grand plaisir.

Pour ce 19 épisode de notre podcast, Marcus s’est fait plaisir et a sorti de vieux vinyls, alliés à quelques nouveautés tapageuses, le tout dans une atmosphère très house, parfait pour l’été. Le mix est impeccable comme à son habitude, et ça vous donnera un avant goût de son talent avant pourquoi pas d’aller le voir au Fuse, club belge qu’il apprécie tout particulièrement et dont il m’a dit le plus grand bien…

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Marcus Vector may not be the most famous french electronic music artist, but he is for sure one of the most talented… He’s been living in Brussels for several years now, and it’s from this city that he produces tech house on labels such as Contexterrior (founded by Jay Haze and gathering among others Bloody Mary or Shonky), Tuning Spork or Toy For Boys Records, the label he cofounded with his friend Sierra Sam. The two producers have been working together on Marcus’ solo works and they recently created an official duo called DIY (Dumb Irresponsible Youth) for their Contexterrior and Tuning Spork releases. They are going to release an EP as Sierra Sam & Marcus Vector on Supplement Facts, Guy Gerber’s label, on 5th july, and two EPs on fall on Time Has Changed and Dirt Crew. Even if his DJ career began ten years ago, Marcus’ meeting with Sierra Sam has been an important step for him as the two mates know how to take full advantage of each other’s talent…

For the 19th Trace A Line podcast, Marcus enjoyed mixing oldies (but goldies) tracks with new catchy releases, giving the whole set a house climax perfect for the summer. By the way, if you like the mix you might want to appreciate his mixing skills at Fuse on July 10th, a Belgian club he loves…

Download here : (TAL019) Marcus Vector – 22.06.2010

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Chart | Siskid http://www.tracealine.com/2010/06/charts-siskid/ http://www.tracealine.com/2010/06/charts-siskid/#comments Sun, 20 Jun 2010 03:53:34 +0000 Spud http://www.tracealine.com/?p=2115

Petite nouveauté aujourd’hui. En marge de nos habituels podcasts, interviews et autres reviews, nous avons décidé de lancer une nouvelle rubrique, dont les contours ne sont pas encore tout à fait bien définis, mais qui – n’ayez crainte – prendra forme naturellement dans les mois à venir, en tout cas je l’espère. L’idée de base, c’est de faire participer expressément certains artistes au contenu du blog, non plus seulement par le biais des mix que l’on vous propose, mais aussi par l’écriture, pour en revenir aux fondamentaux du blogging. Le but, c’est essentiellement de faire découvrir les influences et les coups de cœur de chaque producteur qui aura eu la gentillesse de partager avec nous son background musical, accompagné d’un petit descriptif pour chaque morceau, composé par l’artiste lui même. Voilà, on a décidé d’appeler ça des charts, ou plutôt playlists si vous préférez.

Sans plus attendre, on commence de suite avec Siskid, qui nous présente ci dessous ses commotions cacophoniques les plus précieuses, une poignée de titres qui baignent pour la plupart en plein milieu des années 80/90, quelque part entre Prince et Iggy Pop, en passant par AC/DC ou encore Aphex Twin. Enjoy.

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Gun Club - Fire Spirit (Ruby Records – 1981)
Mené par Jeffrey Lee Pierce, l’un des songwriters les plus talentueux qui ait existé, ce groupe, comme pour beaucoup m’a marqué et inspiré. « Sex beat » est le morceau qui revient le plus souvent (repris brillament par Two Lone Swordsmen), mais je penche plus pour « Fire Spirit » en général, pour son coté encore plus déglingué, my ultimate let go !

Nine Inch Nails - Closer (Nothing Records – 1994)
Pas du tout original je sais, morceau que j’ai du playlister des milliers de fois, mais il fait partie de ma culture, de qui je suis, et encore une fois je l’assume complètement ! Le groove est toujours aussi sex après 16 ans, et m’inspire encore aujourd’hui.

AC/DCSin City (Atlantic – 1978)
Pour rester dans le groove justement, les riffs ultra puissants (et en même temps tellement simples) de Malcolm Young, la croche parfaite de Rudd, la voix de Scott qui chante avec toujours autant de conviction son envie de s’éclater…. Moi je suis fan !

Tones On Tail - Lions (Beggars Banquet – 1984)
Projet de Daniel Ash (Bauhaus), sublime morceau d’intro de l’album « Pop ». Pas toujours besoin de développer…

Iggy Pop - Nightclubbing (RCA – 1977)
Encore un morceau que je cite souvent, la période Iggy la plus intéressante (à mon gout), la team Pop/Bowie fonctionne à merveille et c’est toujours aussi actuel !

The Jesus & Mary Chain - Down On Me (Blanco Y Negro – 1987)
Bon, ça c’est mon coté plus « indie kid » (ah nostalgie, quand tu me tiens), ça me rappelle quand j’allais à Jenks, une boite à Blackpool en Angleterre, où je passais la plupart de mon temps…

The Normal - Warm Leatherette (Mute – 1978)
Autre grand classique, écrit ici par le boss de Mute, Daniel Miller, qui me rappelle à l’ordre de temps en temps quand je digresse trop sur un morceau…. Ça aide parfois.

Jay Reatard - Waiting For Something (In The Red Recordings – 2006)
Morceau de clôture sur l’album Blood Visions. Pour moi, Jay Reatard fait partie avec Slayer des derniers vrais punks ! Il est mort en Janvier dernier… Comme quoi, c’est toujours les bons qui partent en premier… RIP.

Q. Lazzarus - Goodbye Horses (All Nations Records – 1991)
Encore une fois pas très original, tout le monde connaît le morceau (autant pour la fameuse scène dans le Silence Des Agneaux, ou pour l’edit de Krikor), mais ce morceau est aussi la synthèse de tout ce que j’aime et de ce qui me compose.

Aphex Twin - Ptolemy (Apollo – 1992)
Ou comment j’ai découvert la musique electronique (« The Orb/Little Fluffy Clouds » autre grand catalyseur).

Prince - Sign O’ The Times (Paisley Park – 1987)
Grand grand classique, y’a rien et ça groove à mort… Prince quoi !

Pink Floyd - One Of These Days (Harvest – 1971)
La grande époque Waters/Gilmour, juste épique ! A écouter au casque, c’est encore mieux.

Gary Numan - Are Friends Electric ? (Beggars Banquet – 1979)
Peut être LE tube de Gary Numan and the Tubeway Army, où Numan partage encore sa vision parano vectorisé par sa « synth pop ». Il a souvent été categorisé comme un artiste qui inspira l’indus… Moi faut pas me dire indus, j’aime pas ça, mais j’aime beaucoup Gary Numan, il a fait des bons morceaux.

Quad Throw Salchow - Matters Of The Mind (Tummy Touch – 2009)
Groupe signé sur Tummy Touch, side project de Justin Drake (Peace Division), mais surtout de la très énigmatique Olivia de Lanzac avec qui j’ai eu le privilège de travailler sur mon dernier maxi. J’adore ce morceau (comme tout le reste de l’album), pour son coté indiscible, intime et froid à la fois, y a rien de superflu, tout est à sa place, et ça fait beaucoup de bien parfois.

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Merci à Siskid.

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Interview | Mondkopf http://www.tracealine.com/2010/06/interview-mondkopf/ http://www.tracealine.com/2010/06/interview-mondkopf/#comments Fri, 18 Jun 2010 12:57:25 +0000 Thomas http://www.tracealine.com/?p=2086

Ecrire une présentation rapide de Mondkopf (tête de lune en allemand, ça t’annonce la couleur) relève quasiment du défi, en ce qui me concerne. Hormis le problème technique que cela soulève (j’ai séché les cours de solfège électro), son travail va bien au delà de la simple efficacité ou non des morceaux.
Galaxy Of Nowhere, c’est un peu ce qui manquait aux productions de l’époque (j’te sors cette phrase la tête haute comme si je m’y connaissais un max). Un truc avec du cœur (mais pas fleur bleue pour autant), qui te prend aux tripes sans t’en rendre compte, une suite de sons mécaniques, froids, bidouillés avec talent. A la manière d’un M83, Mondkopf raconte des histoires. Un sorcier plus qu’un bon mécano. Façon le trip aux plantes des indiens, sans le côté world maisons en glaise. ça te fait planer haut, très haut.
Le grand Toulousain timide et plein de talent signé chez Asphalt Duchess, nous a donc accordé une entrevue d’une petite heure, accompagné de son manager, Guillaume (Redhotcar), rédacteur chez Fluokids et gérant du label Fool House. La suite ci-dessous.

Préface en guest par l’amie Hansy du blog Catch Me If You Can Baby.

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On va commencer par ton actualité, tu en es où, tu fais quoi ? Tes projets ?
Eh bien en ce moment je travaille sur mon nouvel album qui va sortir chez Asphalt Duchess, comme le précédent. Je reçois des parties d’instruments que j’ai fait faire enregistrer, et je suis en train de mixer tout ça pour finaliser l’album. Actuellement je travaille aussi sur mon nouveau live…

Tu parles de parties d’instruments, c’est plutôt orchestral ou c’est des pistes de formation rock classique, ou autre chose encore ?
Ce sera surtout orchestral oui, ça va être des cuivres, des cordes, pas mal de voix aussi, donc non c’est pas vraiment rock.

Quelques featurings à prévoir du coup ?
Non pas de featuring, c’est plus des samples et des petites contributions mais pas des featurings à proprement parler…

Ton dernier EP qui vient de sortir est beaucoup plus sombre, ça part dans des sonorités limite drone… Est-ce que l’album sera dans cette lignée là ?
Ce sera pas totalement comme cet EP, ce sera plus sombre c’est sûr… Mais les morceaux sur l’EP sont plus vieux que ceux du nouvel album, ils datent presque de l’époque de Galaxy of Nowhere mais on avait un peu de difficulté à les sortir. En tout cas ce sera pas pareil, l’album sera un peu moins techno, un peu moins influencé trance que Deaf House, je sais pas trop comment le décrire, peut être plus urgent, plus sauvage…

On sent en effet qu’il y a, ou du moins qu’il y avait, une grosse influence trance dans tes productions..C’est assez peu courant, d’où est-ce que ça t’est venu ?
Je crois que j’ai toujours un peu aimé ce genre de mélodies cheesy, quand j’étais gosse j’écoutais pas mal de trucs kitsch, genre Robert Miles. Puis plus tard c’est revenu au goût du jour avec Modeselektor, et j’ai réécouté pas mal de trucs belges des années 90… Et je sais pas, il y a un côté très second degré, moi ça me touche beaucoup.

Après au niveau des Disco Dawn Boys, je ne sais pas si c’est toujours d’actualité, mais vous en êtes où avec Guillaume ?
Pour l’instant c’est en standby parce que j’ai pas mal de choses à faire, mais c’est vrai que dès qu’on a un peu de temps on essaie de faire de la musique ensemble. Pour l’instant on a pas envie de sortir quoi que ce soit parce qu’on ne s’en sent pas prêt et qu’on n’en voit pas trop l’intérêt… On veut plutôt prendre notre temps, et c’est surtout pour nous divertir tous les deux qu’on a crée ce projet. Par contre, dès qu’on en a l’occasion, on fait des DJ Sets tous les deux…

Pour revenir sur ton actu, ton album « Galaxy of Nowhere » sort à peine maintenant à l’étranger, est-ce que tu prévois une tournée “mondiale” ?
Je parlerais pas de tournée mondiale, j’ai quelques dates a l’étranger mais on ne peut pas vraiment dire que c’est une tournée… C’est juste des dates les unes après les autres, mais il n’y a pas de grosse promo à l’étranger.

Et pourquoi seulement maintenant ?
Tout simplement parce qu’on n’avait malheureusement pas de distributeurs à l’étranger. Le label vient à peine de finaliser les deals avec eux. Ce sont des choses qui prennent du temps, surtout pour un premier album, c’est compliqué de le sortir tout de suite à l’étranger. Là pour l’instant on sort l’album dans une quinzaine de pays (Angleterre, Allemagne…). En fait il y a deux stratégies, soit t’attends longtemps pour faire ton album, tu conclues tous les deals et tu fais grossir le buzz en sortant peu de choses et puis au bout d’un moment tu sors ton album partout. Ou alors tu peux faire ce que nous on a fait, l’album au moment où il est sorti en France ca faisait déjà un moment qu’il était prêt, et  quand on a rencontré Asphalt Duchess et qu’on a signé, la logique dans laquelle on était c’était de sortir l’album le plus vite possible. Mais en tout cas on pensait pas que c’était aussi difficile de sortir un album rapidement en dehors de son pays, et vu le succès que ça a eu c’est finalement devenu possible mais c’était pas vraiment le plan de départ quoi.

Et avant la sortie de l’album à l’étranger, tu avais déjà eu des retours grâce à Internet ?
Le problème c’est qu’il n’y a pas eu de promo à l’étranger, mais l’album est quand même sorti à l’international en digital… Et on a pas mal halluciné puisque sur iTunes il était 15è des ventes de musique électronique, devant Laurent Garnier qui a sorti son album presque en même temps. Sinon on a eu quelques retours sur des forums oui, plutôt bons. Et là depuis la sortie physique on a eu pas mal de chroniques dans des magazines anglais ou allemands, par exemple révélation du mois dans iDJ en UK. Mais en gros ils disaient surtout que c’était surprenant, frais et nouveau et que la suite était attendue.

Tu parlais d’Asphalt Duchess… C’est un label qui sort peu de choses, comment s’est déroulée votre rencontre ?
A là base j’avais fait un remix pour eux, pour Numéro #, et après c’est Guillaume qui s’est occupé de la rencontre, des contrats, des deals… Mais moi je les connaissais d’avant parce qu’ils sortaient des albums de pop-folktronica que j’écoutais pas mal, après je pensais vraiment pas qu’ils signaient de l’électro….

Guillaume (Redhotcar) : Bah en fait on s’est croisé plusieurs fois en soirée à Paris au moment où moi je commençais à envoyer pas mal de démos de Paul, pas forcément à des labels. Et c’est tombé au moment où Paul avait 20 tracks de prêts, donc on s’est dit que ce serait bien de penser à un album… Et en fait moi je n’avais repéré aucun label électro français qui me plaisait vraiment. Du coup j’ai rencontré ces gens qui avaient déjà demandé un remix et qui avaient une vision différente des choses, en plus ils avaient un catalogue qui collait relativement bien aux goûts de Paul. Moi je pensais que sa musique pouvait plaire davantage au grand public, pas forcément des gens qui écoutent de l’électro à la base… Donc on a essayé de travailler avec un label qui ait une vision un peu plus large. On avait eu pas mal de propositions d’autres labels, mais humainement ceux de Asphalt Duchess étaient les plus ouverts et nous laissaient faire un peu ce qu’on voulait. On était très libres…

Dans cette démarche pré-album, vous n’avez jamais pensé à sortir ça sur Fool House, puisque le premier maxi était sorti dessus ?
Guillaume (Redhotcar) : On y a pensé, mais en fait le concept de Fool House c’est de faire que des one-shot, et de permettre à un artiste de décoller et d’être dans le radar de plus gros labels. En plus nous on était encore un jeune label, et on ne voulait pas trop se risquer à sortir un album tout de suite. En plus moi je suis plus dans une logique de vinyle et j’ai pas envie d’avoir trop de maxis d’un même artiste, même si maintenant je me dis que je suis un peu frustré de ne pas continuer à travailler avec des artistes que j’aime…

Tu as aussi sorti un maxi sur Citizen, Nuits Sauvages, c’était juste un one-shot également ?
Oui, disons qu’on avait pas la même vision des choses avec Citizen. C’est surtout qu’on aimait pas forcement les mêmes morceaux, du coup je me voyais mal continuer avec eux. Après c’était bien de le sortir chez eux, ils sont cools, mais c’est vrai que je me sens pas à l’aise dès que j’ai une sorte de barrage, j’ai besoin d’avoir les mains libres…

Donc vous êtes dans une optique plutôt autonome en fait…
Oui c’est vraiment ça, on n’est pas dans l’autoproduction mais on fonctionne pour avoir un maximum de liberté. Ce qui est marrant c’est qu’avant que sorte Galaxy of Nowhere c’était pas la folie, et dès qu’il est sorti il y a plein de labels qui sont venus dire que c’était bien Mondkopf etc, et on aurait pu fouiller de ce côté là pour un nouveau maxi mais vu notre manière de travailler, quitte à avoir moins de moyens pour le marketing et autres on préférait avoir plus de liberté et donc continuer avec Asphalt Duchess…

Au niveau des remixes, est-ce que c’est toi qui démarches les artistes que tu aimes bien, ou c’est plutôt des commandes ?
A part pour La Féline, parce que c’est des potes et que donc je les ai démarchés, je ne me permets pas d’aller demander à remixer des gens, c’est plutôt des commandes de la part des labels ou des artistes qui viennent vers moi…

Remixer Aufgang aux côtés de Robert Hood c’est un peu le summum, ca fait quoi d’atterrir sur un plus gros label assez minimal techno tel que Infiné ?
Oui j’étais super content, c’est un bon label et j’étais ravi d’apprendre que j’allais en faire partie. Mais dans un sens j’avais un peu peur de passer pour le remix le plus nul… Mais c’est sûr que c’est plaisant de se retrouver à côté d’un gros nom comme ça quoi.

A propos de tes clips qui sont toujours très travaillés, est-ce que tu y participes beaucoup ou est-ce qu’on te propose des trucs et tu dis « ça me plaît », « ça me plaît pas » ? Et est-ce que tu trouves qu’ils représentent bien ta musique ?
Alors moi je ne travaille pas du tout dessus… Je ne pense pas vraiment que ça représente bien ma musique, ni mal non plus. En fait je laisse faire les autres, si ça plaît au label tant mieux. Pour le clip d’Ave Maria, c’est une boîte qui a filmé et qui nous a proposé quelque chose, j’ai juste dit ce que je voulais modifier etc… Mais non sinon c’est vrai que je ne m’investis pas trop là dedans, sûrement par flemme…

C’est assez étonnant parce que t’as toujours voulu travailler dans le cinéma, et pourtant tu n’as pas l’air de vouloir t’investir plus dans ce milieu-là…
C’est vrai que j’ai toujours voulu faire des études de cinéma, mais paradoxalement j’ai un peu peur de m’impliquer là-dedans, peut-être parce que finalement je ne m’y connais pas assez en clips, c’est un peu particulier… Y’a aussi le manque de moyens, parce que j’ai beaucoup d’ambitions, beaucoup d’envies mais pas forcément les moyens pour démarcher des réalisateurs connus qui sauraient les mettre en forme. Mais maintenant je commence petit à petit à m’investir un peu plus…

Et donc toi qui t’intéresses beaucoup au cinéma, tu as déjà pensé à faire la B.O d’un film ?
Oui, j’ai d’ailleurs déjà été contacté pour faire la B.O. d’un film mais il y a eu des problèmes de production… Le tournage a été plusieurs fois reporté et je ne sais pas trop où ça en est, je ne sais pas si ça va se faire finalement. Mais ça me fait un peu peur parce que c’est un travail assez conséquent. Donc ça m’attire vraiment, tout comme ça me fait peur…

C’était quoi en gros le pitch du film ?
C’est quatre jeunes parisiens qui se retrouvent autour d’un club, quatre destinées. C’est un film un peu crépusculaire, ça se passe soit à l’aube soit à la tombée de la nuit, et il y a une ambiance assez aérienne que je trouvais sympa. J’aimais bien comment ils filmaient la ville et ce côté un peu urbain…

Sinon, c’est vrai que t’es assez à part musicalement de ce qu’on peut entendre aujourd’hui, et tu es apprécié autant par la scène maximale que la scène minimale, sans rentrer dans le cliché. Et pourtant quand tu fais des mixes, comme ceux pour France Inter ou Tsugi, ca reste très axé techno alors que dans les soirées t’es plutôt booké avec des artistes banger… Ca te dérange pas d’être placé un peu à l’écart de la scène dont tu sens le plus proche comme ça ?
Je ne sais pas si je suis écarté, mais je suis un peu tombé dans la période French Touch 2.jesaispluscombien, du coup je suis associé à ça alors que je ne suis pas trop dans ce délire là… Et c’est vrai que du coup mon truc c’est plutôt les gros sets techno au Rex, plus que les soirées Ed Banger ou je sais pas quoi. J’aimerais vraiment pouvoir mixer ce que je veux en techno avec un public plus réactif mais je me rends compte qu’en club tout le monde apprécie ce que je joue, que ce soit un live ou un set, et je m’en étonne toujours un peu vu que c’est surtout des gens qui écoutent de la musique « maximale » comme vous dites. Mais c’est vrai que j’aimerais beaucoup être dans un circuit de DJ et aller jouer dans des gros clubs techno comme le Berghain par exemple…

Justement des DJ-Sets tu en fais assez peu, pourquoi ?
Eh bien justement, j’aimerais en faire plus… Mais les bookers en général préfèrent un live, ça attire davantage. J’ai commencé par faire des lives alors que beaucoup de DJ faisaient des sets. Du coup je me retrouve un peu coincé dans le live alors que j’ai surtout envie de faire des DJ sets en ce moment…

Et sinon est-ce que tu peux nous parler de tes débuts avec le collectif Fluokids ?
Je les ai connus par Guillaume. J’ai connu Guillaume sur un forum de musique il y a au moins 6, 7 ans et je l’ai rencontré en vrai il y a 4 ans. Puis lui a commencé à écrire sur Fluokids, et on est tous montés sur Paris où on a fini par se rencontrer, et ça a tout de suite accroché. Il y avait une très bonne ambiance en général au sein de collectif…

Récemment au niveau des sorties musicales électroniques, qu’est-ce qui t’a plu, moins plu ?
Cette année il y a le dernier album des Emeralds, qui sont très productifs… C’est plus de l’electro old school, assez influencé par Tangerine Dream, ce genre de trucs. Après j’écoute pas mal d’ambient. Mais j’écoute plus trop d’électro ou de techno à proprement parler, à part Clark et Autechre qui sont un peu des dinosaures…

Justement tu parles du label Warp avec Autechre et Clark qui sont plus dans une veine IDM/ambient, tu comptes en produire un jour ou t’es juste auditeur ?
Non, parfois je fais des morceaux pour moi même comme ça, mais quand je produis, je me dis pas « je vais faire de l’ambient »… Les morceaux viennent tout seuls. Je ne pars pas sur des idées précises mais si un jour j’arrive à réunir une dizaine de morceaux, oui pourquoi pas sortir un album d’ambient…

Dans un registre différent, j’ai vu sur LastFM que tu appréciais pas mal le label HydraHead, tu t’intéresses beaucoup à la scène hardcore ?
Ouais, carrément, ça fait deux ans que je m’y intéresse. J’ai redécouvert toute la discographie des Black Sabbath, puis ça m’a donné envie de m’intéresser à des labels expérimentaux comme Southern Lords qui sortent Sunn O))), et je me suis pris de passion pour ce genre de musiques un peu extrêmes comme le Black Metal ou même le Stoner anglais ou américain. C’est vraiment une musique qui me passionne en ce moment, j’écoute plus que ça.

Aucun projet pour monter un groupe de metal ?
(rires) Non, je ne sais jouer d’aucun instrument malheureusement, j’aimerais bien jouer de la guitare à fond comme eux… Peut-être qu’un jour je monterai un groupe marionnette ou je leur dirai de faire ceci, cela…

Avant de te laisser, il n’y a pratiquement pas de dates sur ton MySpace, tu as quoi de prévu pour cet été ?
Ce week-end je vais à Stockholm pour la fête de la musique, Cannes avec le Pantiero, le Social, un Dj Set dans un petit festival à Cahors près de Toulouse le 13 Août… Je passe aussi aux Solidays et à Dijon avec Guillaume. On n’a pas de booker à l’étranger donc du coup on reste surtout en France parce que c’est compliqué pour les bookers français de gérer quelque chose à l’étranger, ne serait-ce qu’en Europe…

Un petit mot pour la fin ?
Alors je redoute toujours cette question, ça fait toujours passer pour un débile si on sait pas quoi dire. Alors le mot de la fin sera « débile » tiens… (rires)

Très bien ! Merci beaucoup à vous et bonne continuation.
Merci, vous aussi.

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Mondkopf – Galaxy of Nowhere LP toujours disponible en digital sur Beatport, Juno et iTunes.

Et en physique sur Amazon et Fnac.com.

Merci à Paul (Mondkopf) et Guillaume de Fluokids/Fool House évidemment.

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Twelve laps to go http://www.tracealine.com/2010/06/twelve-laps-to-go/ http://www.tracealine.com/2010/06/twelve-laps-to-go/#comments Wed, 16 Jun 2010 23:03:13 +0000 walkmAn http://www.tracealine.com/?p=1962

L’été approche à grand pas, accompagné du mauvais temps. Pour le bronzage on repassera donc, mais pour éviter d’arriver blanc comme un cul à la plage et de passer pour un allemand (sans les tongs-chaussettes), je m’inflige une cure intensive de rayons ultramacbook, paraît que ça donne des couleurs. Heureusement, pour les plus sportifs d’entre nous, la coupe du monde vient occuper les après-midis pluvieux, et la tentation a été grande ce soir que de faire une sélection à base de samples de vuvuzelas mais le bon sens a finalement pris le dessus. Ce sera donc un post somme toute assez classique, sans fil conducteur, as usual (le franglais ça le fait).

Mais je commencerai tout de même avec quelque chose d’assez inhabituel ici. DFA, label new-yorkais fondé entre autres par le touche à tout James Murphy (connu essentiellement pour LCD Soundsystem), et qui distille depuis bientôt 10 ans ce qu’on ose appeler space disco punk, et tout ce qui s’en rapproche. Un style bien à part dont ils sont les maîtres incontestés, à l’image de Gavin Russom, artistes aux multiples visages. Parmi ceux-ci, Black Meteoric Star, pseudonyme qu’il a utilisé pour sortir l’année dernière un des meilleurs albums de 2009. Une véritable odyssée de 6 morceaux pour un peu plus d’une heure de musique. Chaque titre a donc le temps d’évoluer petit à petit, de se développer au fil des minutes pour atteindre la perfection, à l’image de « Dream Catcher », 15 minutes.

Black Meteoric Star – Dream Catcher

Pour la suite on rentre dans le rang, techno au programme. Et quand je dis techno, je parle de techno qui claque, sans concession. Marcel Fengler, dont le podcast pour Resident Advisor a torpillé les oreilles de tous ceux qui ont osé cliquer sur play… Parce qu’écouter Marcel Fengler, c’est un peu flirter avec la surdité. Résident au Berghain, l’allemand aime produire une musique dense, un peu dub, mais qui mène peu à peu au mal de tête avec une écoute prolongée. Cela dit, c’est surefficace et on ne va pas s’en plaindre.

Marcel Fengler – Playground

Dernier EP en date de Guy Gerber, Hate / Love est un concentré de tech-house bien assaisonnée qui s’allie parfaitement avec le beau temps (du moins lorsqu’il daignera pointer le bout de son nez chez nous). Go :

Guy Gerber – Hate / Love

Chaim c’est le mec qui a sûrement produit un des meilleurs morceaux de l’année pour l’instant avec « Love Rehab ». Il a déjà dû être posté un peu partout mais je vous invite à y jeter une oreille si vous n’avez pas encore eu l’occasion de l’entendre, véritable chef d’oeuvre. Sorti sur Bpitch il y a peu, Chaim n’en était néanmoins pas à son premier essai puisqu’il s’agit déjà de son 5ème EP sur le label allemand. L’israélien aime apporter à sa musique une touche orientale, à l’image du morceau ci-dessous :

Chaim – Thrill You

Plus j’écoute Ellen Allien, plus j’apprécie son oeuvre… On replonge donc quelque peu dans le passé pour ressortir un remix  façon Minus made in Troy Pierce. Ligne de basse omniprésente, hypnotisme de rigueur, vocal retravaillé pour ajouter au côté angoissant du morceau, kick sec et agressif… Le tout donne un morceau superbe, que ça fait du bien par où ça passe t’as vu.

Ellen Allien – Your Body Is My Body (Troy Pierce Sharing Is Caring Remix)

Et pour finir, mon petit péché mignon. Le truc inavouable (avouez qu’on en trimballe tous un) que j’ai écouté pour la première fois quand j’étais gosse dans une compile dance à la con il y a au moins 10 ans, franchement honteux donc, disons le. Pourtant de tous ces morceaux il en est un que je réécoute toujours sans me dire que c’est mauvais ou complètement kitsch, même si je ne le crie pas sur tous les toits. Ce soir, au diable la honte, je vous fais don de ce fabuleux morceau qu’est « Storm ». Jetez moi des pierres si vous le souhaitez, mais évitez le visage de préférence :

Storm – Storm

Orvoar.

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(TAL018) Cari Lekebusch http://www.tracealine.com/2010/06/tal018-cari-lekebusch/ http://www.tracealine.com/2010/06/tal018-cari-lekebusch/#comments Mon, 14 Jun 2010 23:24:03 +0000 Spud http://www.tracealine.com/?p=2027

18e volet de notre podcast ; on remonte cette fois ci en Scandinavie pour y rencontrer Cari Lekebusch. Fort d’une carrière de plus de quinze ans, ce touche-à-tout est certainement l’artiste suédois le plus prolifique de la décennie qui vient de s’écouler. Au cours de sa pérégrination artistique, il a toujours réussi à se renouveler et à surprendre, avec comme principaux fait d’armes, une discographie de plus de 70 disques qui pourrait en faire jalouser plus d’un, la plupart de ses releases étant sorties sur sa propre structure « H. Productions » et aussi éphémères qu’ils soient, une multitude de side projets en solo ou aux cotés d’autres pourvoyeurs de la scène techno minimale suédoise.

Le voilà désormais sur Trace A Line le temps d’un mix d’une heure, mix durant lequel Lekebusch égraine les perles sans la moindre faute de gout et nous propose un florilège de titres techno qui nous enfoncent lentement dans une intense et brutale léthargie, jusqu’à nous appesantir complètement. Un joli reflet de son univers musical et de son entourage artistique, où les titres se fondent les uns aux autres avec une très belle fluidité, sans jamais perdre de leur intensité. La sélection, à défaut d’être surprenante, se révèle être très agréable. On y retrouve tout naturellement quelques unes des prochaines sorties prévues sur H. Productions, dont notamment deux extraits de son futur album, à paraitre courant Juillet, ou encore le prochain Alexi Delano, en collaboration avec Xpansul. Plus loin dans le tracklisting, il nous invite à redécouvrir les dernières sorties de son pote Adam Beyer, qui s’entremêlent parfaitement bien aux quelques tracks du dernier LP d’Alan Fitzpatrick. Au bout du compte, on aurait préféré une sélection un peu plus éclectique et plus variée, mais on s’en contentera. Amplement même.

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Here’s our 18th podcast, this time we’re heading straight up to the Northern Countries to meet Cari Lekebusch. Strong of a 15 years long career, this all-rounder surely is the most productive Swedish artist of the last decade. All the way through his artistic career, he managed to surprise the audience, and always came up with something new. With more than 70 releases which mostly came up on his own label, “H. Productions”, a load of side projects, whether ephemeral or perennial, whether solo or with some other top billings of the Swedish stage, this guy has clearly nothing to envy to others artists.

And there he is now, on Trace A Line, for a one-hour-long mix in which he drops gems all the way, without any stumble and offers us a bunch of techno anthems which get us slowly in a deep and intense lethargy, until we kindly get back to reality. A nice overview of his musical background and his artistic entourage, where the tracks smoothly melt with each other without losing an ounce of their intensity. The tracklist, even if it’s not really surprising, stays quite pleasant. We obviously found some of his forthcoming releases planned on H. Productions, including two extracts of its soon-to-be-released album (mid-July), or the next Alexi Delano featuring Xpansul. Later in the tracklisting, he invites us to discover once again the last releases of his long-time buddy Adam Beyer, perfectly mixed with some of the last Alan Fitzpatrick LP’s tracks. Maybe we’d rather liked a more eclectic selection, but this suits us, totally.

Download Here : (TAL018) Cari Lekebusch – 14.06.2010

Tracklist :
01. Adam Beyer – Miami – Mad Eye (ME09)
02. Alexi Delano & Xpansul – The H World – H-Productions (HPX43)
03. Alan Fitzpatrick – A Small Decline – Drumcode (DC66)
04. Cari Lekebusch – Abomination – H-Productions (HPX44)
05. Adam Beyer – Dactyl – Mad Eye (ME09)
06. Cari Lekebusch – Macabre – H-Productions (HPX41)
07. Adam Beyer – Artistus – CLR
08. Slam – Maffaking – Drumcode (DC65)
09. Alan Fitzpatrick – Two Times Dead – Drumcode (DC66)
10. Cari Lekebusch – Simplicity – H-Productions (HPX44)
11. Alan Fitzpatrick – Alpha Scanner – Drumcode (DC66)
12. Carl Craig – At Les – Christian Smith Hypnotica remix – Tronic
13. Cari Lekebusch – For Whom They Toll – International Sound Laboratory (ISLR004)
14. Cari Lekebusch & Krister Linder – Goth Night – H-Productions (HPX41)
15. Raudive – Entrance

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(TAL017) The Seekers http://www.tracealine.com/2010/06/tal017-the-seekers/ http://www.tracealine.com/2010/06/tal017-the-seekers/#comments Sat, 12 Jun 2010 18:37:36 +0000 Karge http://www.tracealine.com/?p=1998

Cette semaine on s’intéresse à The Seekers, duo berlinois crée en 2006 et composé des frangins Jorge et Alvaro Lagartera. Après quelques maxis sur FutureAudio et Kaufe Musik ils rejoignent en 2009 l’écurie Monocline Records, label portugais qui ne cesse de monter grâce à des producteurs talentueux comme Re:Axis et Miss Sunshine. Ils y sortent deux EPs, Cutecumber et Spartakus’ Way, qui leur vaudront d’être régulièrement playlistés par Magda et d’autres membres de l’équipe Minus. Leur son et celui de Monocline en général est justement très similaire à celui du label de Richie Hawtin, une techno froide, mentale, sans émotions.

Pour leur podcast les deux allemands nous ont fait l’honneur d’enregistrer un live spécialement pour Trace A Line. Pas de longues descriptions  cette fois-ci, c’est tout simplement de la techno minimale brute et efficace qui une fois de plus ravira les tympans les plus en manque.

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This week let’s talk about The Seekers, a duo from Berlin created in 2006 and composed of brothers Jorge and Alvaro Lagartera. After a few EPs on FutureAudio and Kaufe Musik they joined Monocline Records in 2009, the Portuguese label that hits the headlines more and more thanks to talented producers, from Re:Axis to Miss Sunshine. The Seekers released two EPs there, Cutecumber and Spartakus’ Way, and got support from many famous DJs like Magda and other members of the Minus crew. Their sound and Monocline’s sound in general is very similar to Richie Hawtin’s label: a cold, mental and emotionless techno.

For their podcast the two Germans did us the honor of recording a live set especially for Trace A Line. No long descriptions needed here, it’s simply hypnotic and effective minimal techno that will once again delight your eardrums.

Download here : (TAL017) The Seekers – 12.06.2010

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Panorama Bahn http://www.tracealine.com/2010/06/panorama-bahn/ http://www.tracealine.com/2010/06/panorama-bahn/#comments Tue, 08 Jun 2010 19:49:49 +0000 Spud http://www.tracealine.com/?p=1968

PIC : Dog Pound – B&W taken by Kim Shapiron

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A l’instar d’un certain Brodinski, Tiga fait incontestablement partie de ces musiciens respectés et vénérés que j’ai du mal à suivre et à comprendre, artistiquement parlant, qui alternent sans concession bon et mauvais gout, et à qui je donnerais bien volontiers quelques tartes dans la gueule pour les aider a retrouver la voie de l‘excellence.
Dans le cas de ce dernier, j’ai surtout beaucoup de mal avec sa carrière solo, marquée par un contraste amer entre ses deux albums, Sexor qui fut un coup de génie et Ciao qui fit sombrer le canadien dans les méandres de la dance pop music tendance et mielleuse (il faut le dire), une constatation confirmée par les maxis qui ont suivit, avec en guest stars les remixeurs les plus hypes du moment (Djedjotronic, Oizo, Noob, Proxy, et celui qui qui représente le mieux cette vague kikoolol, j’ai nommé Monseigneur Steve Aoki).

Mais ça, c’était il y a un an. Et depuis, les choses semblent (encore) avoir pris une nouvelle tournure, à l’image de son dernier EP Overtime, remixé entre autres par Motor City Drum Ensemble et qui sonne résolument plus techno que ce qu’on avait pu entrevoir depuis l’album. Mais je vais pas m’y attarder trois plombes, walk en a déjà parlé expressément ici.
Non, là où Tiga m’étonne de plus en plus ces derniers temps, c’est dans les choix artistiques de son label Turbo. Entre les releases de Jori Hulkkonen, Mike Mind et Kebacid, Tiga fait presque un sans faute depuis le début de l’année, si on omet de préciser le remix de Pedro Winter sortit il y a deux mois de cela. Mais on va pas faire la fine bouche, Turbo ca redevient cool et la qualité des dernières sorties attenue sensiblement la mauvaise image que j’ai du canadien. Au final le bilan est quand même troublant, je réécoute le dernier album en écrivant ces lignes et je comprends toujours pas l’évolution artistique de ce genre de producteurs. Il y a peut être rien à comprendre, ça m’énerve, on va s’arrêter ici pour la critique pseudo réfléchie, et passer tout naturellement au premier morceau de cet article. Sur Turbo Recordings, bien évidemment.

Et ce morceau, il est signé Sei A, l’un des nouveaux fer de lance de la scène techno écossaise, qui distille depuis maintenant deux ans les EP a une vitesses remarquable, et a récidivé dernièrement avec un maxi 4 titres relativement classique mais efficace. On notera tout particulièrement le premier morceau du tracklisting, Lazers, qui déploie une rythmique hypnotique lourde et ténébreuse et porte une mélodie angoissante, entrecoupée d’un petit sample parfaitement calé aux moments opportuns. La bassline galope et une foule de petits sons deep et freak viennent sublimer le morceau qui devrait passer terriblement bien en club. En l’état, c’est juste un énorme tube. (et merci à walk pour la découverte).

Sei A – Lazers

Pas de perte de temps, on enchaine avec Alexi Delano, qui a sortit le mois dernier un nouveau maxi sur ISL Recordings, composé aux cotés du new-yorkais Tony Rohr. La rencontre entre ces deux valeurs sures de la techno est remarquable, l’univers artistique de chaque morceau est planant, riche en nappes, parfois un peu abrupt mais toujours explosif. J’ai personnellement craqué pour « Because The Voices Said So » et son ambiance malsaine, sa ligne de basse torturant l’esprit jusqu’à l’implosion totale, pour un rendu totalement chaotique. Avis aux amateurs.

Alexi Delano & Tony Rohr – Because The Voices Said So

Trouvé un peu par hasard sur beatport avec les conseils avisés de notre ami Lastfm, le remix qui suit de l’argentin Pfirter est parfait pour un petit voyage bien sombre, âpre et trippé. On reste dans les sentiers battus de la techno dancefloor, un kick sec et agressif, nappes violentes et progressives, quelques noizes par ci par là, le tout vrille violemment mais reste tout de même assez cohérent pour ne rien gâcher au plaisir. Une recette testée et approuvée plus d’une fois, mais on ne peut s’empêcher d’en redemander.

Citizen Kain & Phuture Traxx – Cameleon (Pfirter Remix)

Puisqu’on est en Argentine, autant y rester et profiter de ce moment pour (re)découvrir Jonas Kopp. Je me souviens avoir écouté en diagonale quelques unes de ses productions en fin d’année dernière, mais le tout était passé un peu inaperçu à mes yeux. Les mois se sont écoulés et j’ai appris à apprécier le travail de l’argentin avec le temps. Et je bloque depuis quelques semaines sur  le maxi deux titres Cero/Flora, sortit par Spectral Sound début 2009. On passe à une techno plus sombre encore que les précédents titres, un combat d’endurance, mental et physique. Incontournable, jugez par vous-même.

Jonas Kopp – Flora

Un peu comme pour le Pfirter, j’ai découvert ce remix de Click Box au petit bonheur la chance, je ne sais même plus où exactement pour être tout à fait honnête. Gage de qualité, il a tout de même été playlisté par Ivan Smagghe himself sur son mix de presque trois heures pour les 10 ans de la Fabric. Paradoxalement, l’ambiance du morceau est à la fois calme et nerveuse, mêlant une tension rythmique sévèrement codifiée à une ligne de basse groovy à souhait et une mélodie aux allures interstellaire. C’est bien ficelé, original, indéniablement le gros coup de cœur de ces derniers mois.

Click Click – Das Haette Ich Nicht Goldach (Click Box Remix)

Nouvel EP de Luna City Express, deuxième volet de la série de remixes autour de leur dernier album « Hello from Planet Earth ». Déçu par le remix de Reboot (son futur album m’a semblé très moyen aussi à la première écoute, je m’y replongerais), on préfère la version de Robag Wruhme, plus réfléchie et mieux interprétée. C’est certes assez classique, mais aussi terriblement efficace.

Luna City Express – Mr. Jack (Robags Edna Mompf Remix)

On finit avec le morceau retrouvé au fin fond du dossier téléchargement et dont on sait pas si il est là depuis deux mois ou deux ans, parce qu’il y en a toujours un comme ça. Je trie je trie, j’en vire 80% et parfois je tombe sur de bonnes surprises. Je m’imagine écouter ça au Berghain, a 5h du matin sous acide et avec deux grammes dans le sang. Mais l’écoute domestique se suffit à elle même, privilégiez tout de même le casque pour une introspection totale. Et pendant que vous y êtes, écoutez le maxi dans son integralité, c’est génial ce truc.

Frank Martiniq – Blast Corps

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Cheers.

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(TAL016) Artyum http://www.tracealine.com/2010/06/tal016-artyum/ http://www.tracealine.com/2010/06/tal016-artyum/#comments Fri, 04 Jun 2010 21:04:36 +0000 walkmAn http://www.tracealine.com/?p=1922

Retour en France pour le seizième volet de notre série, à savoir Artyum, duo fraichement composé de deux jeunes lyonnais. Non, TAL n’est pas en baisse de régime et ne compte pas consacrer sa une à l’effigie de jeunes DJs chaque semaine. Il s’agit avant tout d’une belle rencontre qui nous amène naturellement à publier un de leurs mixes pour notre podcast. Residents au DV1, club lyonnais reputé pour sa programmation éclectique (Mowgli, Chloé, Autechre…) et supporté entre autres, par Herve AK (membre de l’écurie Kompakt), ce nouveau podcast se situe à mi chemin entre le groove imparable de Loco Dice et la techno moite et sombre du label Get The Curse, bien exploitée durant cette petite heure. En attendant leur premier remix pour la rentrée, Artyum nous délivre ce mix très progressif qui nous a déjà ici tous séduits.

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Back to France today for the sixteenth episode of our podcast series, with Artyum, a young duo from Lyon. No, TAL isn’t gonna dedicate its future podcasts to the youngest DJs each week, it’s above all a nice encounter that naturally brings us to publish one of their mixes. They are residents at DV1, a small club well known for its eclectic programming (Mowgli, Chloe, Autechre…) and supported by Herve AK (member of Kompakt), among others… This new podcast is between Loco Dice’s catchy groove and Get The Curse label’s dark and clammy techno, well used during this small hour. Awaiting their first remix expected for september, Artyum delivers us a mix that already conquered all of us here.

Download here : (TAL016) Artyum – 04.06.2010

Tracklist :
Sascha Braemer – India Flowers / Dekadent Schallplatten
Philip Bader – Get Down ft Spoony Talker / Dantze
Qoso – Brrr (Olibusta Remix) / Fool House
Ryan Crosson & Guti – Marimbaby / Supplement Facts
Carlo Lio – Sammy S Revenge / Quartz Music
Loco Dice – Definition / Desolat
Alexandre Chatelard – Reconstitution (Darabi Remix) / Ekler’O'ShocK
Remote – Fahkt / Lichen Records
Clement Meyer – Midnight Madness (Olibusta Remix) / Get The Curse Music
Sebrok – Home For Sale / Minisketch
Sebrok – The Most Dangerous Game! (Pan-Pot Remix 2) / Paso Music
Claude Vonstroke – Lullaby (Live Rec. From Poorboy, Detroit 1999) / Dirtybird

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Headfuck http://www.tracealine.com/2010/06/headfuck/ http://www.tracealine.com/2010/06/headfuck/#comments Wed, 02 Jun 2010 14:19:23 +0000 Karge http://www.tracealine.com/?p=1839

Bon, c’est pas que j’en ai marre de publier que des podcasts mais il était temps que je refasse une petite playlist moi aussi. Ca va faire un mois que j’ai plus ou moins été désigné responsable des biographies et descriptions de mixtapes, alors ça fait plaisir de pouvoir enfin écrire un peu ce que je veux. Et autant vous dire qu’en un mois j’ai encore radicalement changé de bord musicalement parlant, comme on a pu vaguement le remarquer avec mon précédent article. Non pas que je sois tombé dans la hardtek ou dans le happy hardcore (ça c’était avant), mais c’est vrai que si je passais ce que j’écoute maintenant en soirée j’aurais plus de chances de me faire taper qu’à l’époque où je postais de la tech-house avec des samples rigolos. Ca veut pas dire qu’il n’y aura plus de tech-house à samples rigolos dans mes articles hein, juste que là je suis dans une phase dubstep (oui oui)/dub techno/claquage de neurones. Bref, j’arrête de dire de la merde, et musique.

2 AM/FM c’est le duo formé par D’Marc Cantu et son colocataire de l’époque James T. Cotton, figure emblématique des labels frères Ghostly International et Spectral Sound. Leur musique s’inspire du son acid house popularisé par des labels comme le mythique Trax Records, et le résultat est génial au point que j’ai hésité à poster le maxi en entier tellement j’ai eu du mal à choisir. Finalement je me suis décidé pour Poison Dart, un track totalement psyché (au casque j’ai eu l’impression que des balles de tennis me rebondissaient dans le crâne) avec ses nappes acid à base de TB-303 qui vous font dire que finalement la musique c’était mieux avant.

2 AM/FM – Poison Dart

Tion je sais plus d’où ça vient, mais toujours est-il que j’ai retrouvé ça par hasard dans un coin de ma bibliothèque musicale. Alors je me suis renseigné un peu et tout ce que j’ai pu trouver c’est qu’il est slovène et qu’il mériterait un peu plus de reconnaissance. Sa musique se rapproche de la techno minimale et austère de M_nus ou Monocline, le genre de trucs dont on a du mal à se lasser. Le morceau ci-dessous est extrait de son maxi Whistle Stop sur le label Tongut (et non pas Ostgut Ton), très bon label suisse que je ne connaissais pas jusqu’ici. Track de minimale assez classique mais efficace, le type de morceau qui évolue peu mais qui fait danser pendant 8 minutes sans interruption.

Tion – Someplace

Comme je le disais en ce moment je suis très intéressé par la techno inspirée aussi bien par Basic Channel que par Detroit. Ca donne quelque chose qui est à la fois très martial et assez deep, toujours très sobre et produit sans concessions, juste de la techno faite pour danser mais pas n’importe comment. Frozen Border illustre assez bien ce que je veux dire. C’est un label/collectif anglais assez mystérieux (un peu comme Skudge dont j’avais parlé dans mon précédent article) qui a sorti quatre 12″ produits à tour de rôle par trois anonymes. Donc Frozen Border on sait pas qui c’est, on ne les a jamais vus, mais on sait que c’est bien. En tout cas ils sont playlistés régulièrement par toute la clique du Berghain, si ça c’est pas une preuve de qualité…Bref écoutez le track ci-dessous, un hybride entre Berlin et Detroit.

Frozen Border – 3.1

Mathias Schaffhäuser n’est pas n’importe qui. Actif depuis les ‘90, il est passé par tous les styles: de la house vocale à la deep en passant par une techno plus radicale, il a sorti une bonne vingtaine de maxis et quelques albums dans sa carrière. Il possède aussi un label important, Ware, qui a révélé des artistes talentueux comme Ziggy Kinder et And.Id. Xhin aussi est un vétéran sur la scène club underground: singapourien d’origine, sa musique est une techno froide et brutale qui lui permet aujourd’hui d’être playlisté par les plus grands. Schaffhäuser et Xhin ensemble ça donne The Revenge, un morceau génial au groove sombre construit à partir du sample de je ne sais quel film, en tout cas ça rend plutôt très bien.

Schaffhäuser & Xhin – The Revenge

Pigon c’est la réunion d’Oliver Kargl et de Philipp Sollman, aka Efdemin. Ils ont sorti quatre maxis mais plus rien depuis 2008: le dernier en date, Kamm/Plain, est paru sur le mini-label Beatstreet en compagnie de Marcel Dettmann. Sinon les deux précédents sont sortis sur Dial, le fameux label hambourgeois représenté par Lawrence, Pantha du Prince ou Efdemin justement (dont l’album Chicago est sorti récemment) et qui possède ce son si particulier. Dans le track qui suit on retrouve ces sonorités qui ont fait la renommée de Dial, une minimal house délicate et aérienne (pour reprendre les adjectifs usuels), inspirée par l’hiver, qui berce l’auditeur et le plonge dans un profond bien-être.

Pigon – November In Little Albio Street

C’était assez gentil comme playlist en fait. J’ai hésité à vous mettre du dubstep, mais ce sera pour une prochaine fois.

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