(TAL018) Cari Lekebusch

18e volet de notre podcast ; on remonte cette fois ci en Scandinavie pour y rencontrer Cari Lekebusch. Fort d’une carrière de plus de quinze ans, ce touche-à-tout est certainement l’artiste suédois le plus prolifique de la décennie qui vient de s’écouler. Au cours de sa pérégrination artistique, il a toujours réussi à se renouveler et à surprendre, avec comme principaux fait d’armes, une discographie de plus de 70 disques qui pourrait en faire jalouser plus d’un, la plupart de ses releases étant sorties sur sa propre structure « H. Productions » et aussi éphémères qu’ils soient, une multitude de side projets en solo ou aux cotés d’autres pourvoyeurs de la scène techno minimale suédoise.

Le voilà désormais sur Trace A Line le temps d’un mix d’une heure, mix durant lequel Lekebusch égraine les perles sans la moindre faute de gout et nous propose un florilège de titres techno qui nous enfoncent lentement dans une intense et brutale léthargie, jusqu’à nous appesantir complètement. Un joli reflet de son univers musical et de son entourage artistique, où les titres se fondent les uns aux autres avec une très belle fluidité, sans jamais perdre de leur intensité. La sélection, à défaut d’être surprenante, se révèle être très agréable. On y retrouve tout naturellement quelques unes des prochaines sorties prévues sur H. Productions, dont notamment deux extraits de son futur album, à paraitre courant Juillet, ou encore le prochain Alexi Delano, en collaboration avec Xpansul. Plus loin dans le tracklisting, il nous invite à redécouvrir les dernières sorties de son pote Adam Beyer, qui s’entremêlent parfaitement bien aux quelques tracks du dernier LP d’Alan Fitzpatrick. Au bout du compte, on aurait préféré une sélection un peu plus éclectique et plus variée, mais on s’en contentera. Amplement même.

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Here’s our 18th podcast, this time we’re heading straight up to the Northern Countries to meet Cari Lekebusch. Strong of a 15 years long career, this all-rounder surely is the most productive Swedish artist of the last decade. All the way through his artistic career, he managed to surprise the audience, and always came up with something new. With more than 70 releases which mostly came up on his own label, “H. Productions”, a load of side projects, whether ephemeral or perennial, whether solo or with some other top billings of the Swedish stage, this guy has clearly nothing to envy to others artists.

And there he is now, on Trace A Line, for a one-hour-long mix in which he drops gems all the way, without any stumble and offers us a bunch of techno anthems which get us slowly in a deep and intense lethargy, until we kindly get back to reality. A nice overview of his musical background and his artistic entourage, where the tracks smoothly melt with each other without losing an ounce of their intensity. The tracklist, even if it’s not really surprising, stays quite pleasant. We obviously found some of his forthcoming releases planned on H. Productions, including two extracts of its soon-to-be-released album (mid-July), or the next Alexi Delano featuring Xpansul. Later in the tracklisting, he invites us to discover once again the last releases of his long-time buddy Adam Beyer, perfectly mixed with some of the last Alan Fitzpatrick LP’s tracks. Maybe we’d rather liked a more eclectic selection, but this suits us, totally.

Download Here : (TAL018) Cari Lekebusch – 14.06.2010

Tracklist :
01. Adam Beyer – Miami – Mad Eye (ME09)
02. Alexi Delano & Xpansul – The H World – H-Productions (HPX43)
03. Alan Fitzpatrick – A Small Decline – Drumcode (DC66)
04. Cari Lekebusch – Abomination – H-Productions (HPX44)
05. Adam Beyer – Dactyl – Mad Eye (ME09)
06. Cari Lekebusch – Macabre – H-Productions (HPX41)
07. Adam Beyer – Artistus – CLR
08. Slam – Maffaking – Drumcode (DC65)
09. Alan Fitzpatrick – Two Times Dead – Drumcode (DC66)
10. Cari Lekebusch – Simplicity – H-Productions (HPX44)
11. Alan Fitzpatrick – Alpha Scanner – Drumcode (DC66)
12. Carl Craig – At Les – Christian Smith Hypnotica remix – Tronic
13. Cari Lekebusch – For Whom They Toll – International Sound Laboratory (ISLR004)
14. Cari Lekebusch & Krister Linder – Goth Night – H-Productions (HPX41)
15. Raudive – Entrance

(TAL017) The Seekers

Cette semaine on s’intéresse à The Seekers, duo berlinois crée en 2006 et composé des frangins Jorge et Alvaro Lagartera. Après quelques maxis sur FutureAudio et Kaufe Musik ils rejoignent en 2009 l’écurie Monocline Records, label portugais qui ne cesse de monter grâce à des producteurs talentueux comme Re:Axis et Miss Sunshine. Ils y sortent deux EPs, Cutecumber et Spartakus’ Way, qui leur vaudront d’être régulièrement playlistés par Magda et d’autres membres de l’équipe Minus. Leur son et celui de Monocline en général est justement très similaire à celui du label de Richie Hawtin, une techno froide, mentale, sans émotions.

Pour leur podcast les deux allemands nous ont fait l’honneur d’enregistrer un live spécialement pour Trace A Line. Pas de longues descriptions  cette fois-ci, c’est tout simplement de la techno minimale brute et efficace qui une fois de plus ravira les tympans les plus en manque.

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This week let’s talk about The Seekers, a duo from Berlin created in 2006 and composed of brothers Jorge and Alvaro Lagartera. After a few EPs on FutureAudio and Kaufe Musik they joined Monocline Records in 2009, the Portuguese label that hits the headlines more and more thanks to talented producers, from Re:Axis to Miss Sunshine. The Seekers released two EPs there, Cutecumber and Spartakus’ Way, and got support from many famous DJs like Magda and other members of the Minus crew. Their sound and Monocline’s sound in general is very similar to Richie Hawtin’s label: a cold, mental and emotionless techno.

For their podcast the two Germans did us the honor of recording a live set especially for Trace A Line. No long descriptions needed here, it’s simply hypnotic and effective minimal techno that will once again delight your eardrums.

Download here : (TAL017) The Seekers – 12.06.2010

Panorama Bahn

PIC : Dog Pound – B&W taken by Kim Shapiron

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A l’instar d’un certain Brodinski, Tiga fait incontestablement partie de ces musiciens respectés et vénérés que j’ai du mal à suivre et à comprendre, artistiquement parlant, qui alternent sans concession bon et mauvais gout, et à qui je donnerais bien volontiers quelques tartes dans la gueule pour les aider a retrouver la voie de l‘excellence.
Dans le cas de ce dernier, j’ai surtout beaucoup de mal avec sa carrière solo, marquée par un contraste amer entre ses deux albums, Sexor qui fut un coup de génie et Ciao qui fit sombrer le canadien dans les méandres de la dance pop music tendance et mielleuse (il faut le dire), une constatation confirmée par les maxis qui ont suivit, avec en guest stars les remixeurs les plus hypes du moment (Djedjotronic, Oizo, Noob, Proxy, et celui qui qui représente le mieux cette vague kikoolol, j’ai nommé Monseigneur Steve Aoki).

Mais ça, c’était il y a un an. Et depuis, les choses semblent (encore) avoir pris une nouvelle tournure, à l’image de son dernier EP Overtime, remixé entre autres par Motor City Drum Ensemble et qui sonne résolument plus techno que ce qu’on avait pu entrevoir depuis l’album. Mais je vais pas m’y attarder trois plombes, walk en a déjà parlé expressément ici.
Non, là où Tiga m’étonne de plus en plus ces derniers temps, c’est dans les choix artistiques de son label Turbo. Entre les releases de Jori Hulkkonen, Mike Mind et Kebacid, Tiga fait presque un sans faute depuis le début de l’année, si on omet de préciser le remix de Pedro Winter sortit il y a deux mois de cela. Mais on va pas faire la fine bouche, Turbo ca redevient cool et la qualité des dernières sorties attenue sensiblement la mauvaise image que j’ai du canadien. Au final le bilan est quand même troublant, je réécoute le dernier album en écrivant ces lignes et je comprends toujours pas l’évolution artistique de ce genre de producteurs. Il y a peut être rien à comprendre, ça m’énerve, on va s’arrêter ici pour la critique pseudo réfléchie, et passer tout naturellement au premier morceau de cet article. Sur Turbo Recordings, bien évidemment.

Et ce morceau, il est signé Sei A, l’un des nouveaux fer de lance de la scène techno écossaise, qui distille depuis maintenant deux ans les EP a une vitesses remarquable, et a récidivé dernièrement avec un maxi 4 titres relativement classique mais efficace. On notera tout particulièrement le premier morceau du tracklisting, Lazers, qui déploie une rythmique hypnotique lourde et ténébreuse et porte une mélodie angoissante, entrecoupée d’un petit sample parfaitement calé aux moments opportuns. La bassline galope et une foule de petits sons deep et freak viennent sublimer le morceau qui devrait passer terriblement bien en club. En l’état, c’est juste un énorme tube. (et merci à walk pour la découverte).

Sei A – Lazers

Pas de perte de temps, on enchaine avec Alexi Delano, qui a sortit le mois dernier un nouveau maxi sur ISL Recordings, composé aux cotés du new-yorkais Tony Rohr. La rencontre entre ces deux valeurs sures de la techno est remarquable, l’univers artistique de chaque morceau est planant, riche en nappes, parfois un peu abrupt mais toujours explosif. J’ai personnellement craqué pour « Because The Voices Said So » et son ambiance malsaine, sa ligne de basse torturant l’esprit jusqu’à l’implosion totale, pour un rendu totalement chaotique. Avis aux amateurs.

Alexi Delano & Tony Rohr – Because The Voices Said So

Trouvé un peu par hasard sur beatport avec les conseils avisés de notre ami Lastfm, le remix qui suit de l’argentin Pfirter est parfait pour un petit voyage bien sombre, âpre et trippé. On reste dans les sentiers battus de la techno dancefloor, un kick sec et agressif, nappes violentes et progressives, quelques noizes par ci par là, le tout vrille violemment mais reste tout de même assez cohérent pour ne rien gâcher au plaisir. Une recette testée et approuvée plus d’une fois, mais on ne peut s’empêcher d’en redemander.

Citizen Kain & Phuture Traxx – Cameleon (Pfirter Remix)

Puisqu’on est en Argentine, autant y rester et profiter de ce moment pour (re)découvrir Jonas Kopp. Je me souviens avoir écouté en diagonale quelques unes de ses productions en fin d’année dernière, mais le tout était passé un peu inaperçu à mes yeux. Les mois se sont écoulés et j’ai appris à apprécier le travail de l’argentin avec le temps. Et je bloque depuis quelques semaines sur  le maxi deux titres Cero/Flora, sortit par Spectral Sound début 2009. On passe à une techno plus sombre encore que les précédents titres, un combat d’endurance, mental et physique. Incontournable, jugez par vous-même.

Jonas Kopp – Flora

Un peu comme pour le Pfirter, j’ai découvert ce remix de Click Box au petit bonheur la chance, je ne sais même plus où exactement pour être tout à fait honnête. Gage de qualité, il a tout de même été playlisté par Ivan Smagghe himself sur son mix de presque trois heures pour les 10 ans de la Fabric. Paradoxalement, l’ambiance du morceau est à la fois calme et nerveuse, mêlant une tension rythmique sévèrement codifiée à une ligne de basse groovy à souhait et une mélodie aux allures interstellaire. C’est bien ficelé, original, indéniablement le gros coup de cœur de ces derniers mois.

Click Click – Das Haette Ich Nicht Goldach (Click Box Remix)

Nouvel EP de Luna City Express, deuxième volet de la série de remixes autour de leur dernier album « Hello from Planet Earth ». Déçu par le remix de Reboot (son futur album m’a semblé très moyen aussi à la première écoute, je m’y replongerais), on préfère la version de Robag Wruhme, plus réfléchie et mieux interprétée. C’est certes assez classique, mais aussi terriblement efficace.

Luna City Express – Mr. Jack (Robags Edna Mompf Remix)

On finit avec le morceau retrouvé au fin fond du dossier téléchargement et dont on sait pas si il est là depuis deux mois ou deux ans, parce qu’il y en a toujours un comme ça. Je trie je trie, j’en vire 80% et parfois je tombe sur de bonnes surprises. Je m’imagine écouter ça au Berghain, a 5h du matin sous acide et avec deux grammes dans le sang. Mais l’écoute domestique se suffit à elle même, privilégiez tout de même le casque pour une introspection totale. Et pendant que vous y êtes, écoutez le maxi dans son integralité, c’est génial ce truc.

Frank Martiniq – Blast Corps

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Cheers.

(TAL016) Artyum

Retour en France pour le seizième volet de notre série, à savoir Artyum, duo fraichement composé de deux jeunes lyonnais. Non, TAL n’est pas en baisse de régime et ne compte pas consacrer sa une à l’effigie de jeunes DJs chaque semaine. Il s’agit avant tout d’une belle rencontre qui nous amène naturellement à publier un de leurs mixes pour notre podcast. Residents au DV1, club lyonnais reputé pour sa programmation éclectique (Mowgli, Chloé, Autechre…) et supporté entre autres, par Herve AK (membre de l’écurie Kompakt), ce nouveau podcast se situe à mi chemin entre le groove imparable de Loco Dice et la techno moite et sombre du label Get The Curse, bien exploitée durant cette petite heure. En attendant leur premier remix pour la rentrée, Artyum nous délivre ce mix très progressif qui nous a déjà ici tous séduits.

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Back to France today for the sixteenth episode of our podcast series, with Artyum, a young duo from Lyon. No, TAL isn’t gonna dedicate its future podcasts to the youngest DJs each week, it’s above all a nice encounter that naturally brings us to publish one of their mixes. They are residents at DV1, a small club well known for its eclectic programming (Mowgli, Chloe, Autechre…) and supported by Herve AK (member of Kompakt), among others… This new podcast is between Loco Dice’s catchy groove and Get The Curse label’s dark and clammy techno, well used during this small hour. Awaiting their first remix expected for september, Artyum delivers us a mix that already conquered all of us here.

Download here : (TAL016) Artyum – 04.06.2010

Tracklist :
Sascha Braemer – India Flowers / Dekadent Schallplatten
Philip Bader – Get Down ft Spoony Talker / Dantze
Qoso – Brrr (Olibusta Remix) / Fool House
Ryan Crosson & Guti – Marimbaby / Supplement Facts
Carlo Lio – Sammy S Revenge / Quartz Music
Loco Dice – Definition / Desolat
Alexandre Chatelard – Reconstitution (Darabi Remix) / Ekler’O'ShocK
Remote – Fahkt / Lichen Records
Clement Meyer – Midnight Madness (Olibusta Remix) / Get The Curse Music
Sebrok – Home For Sale / Minisketch
Sebrok – The Most Dangerous Game! (Pan-Pot Remix 2) / Paso Music
Claude Vonstroke – Lullaby (Live Rec. From Poorboy, Detroit 1999) / Dirtybird

Headfuck


Bon, c’est pas que j’en ai marre de publier que des podcasts mais il était temps que je refasse une petite playlist moi aussi. Ca va faire un mois que j’ai plus ou moins été désigné responsable des biographies et descriptions de mixtapes, alors ça fait plaisir de pouvoir enfin écrire un peu ce que je veux. Et autant vous dire qu’en un mois j’ai encore radicalement changé de bord musicalement parlant, comme on a pu vaguement le remarquer avec mon précédent article. Non pas que je sois tombé dans la hardtek ou dans le happy hardcore (ça c’était avant), mais c’est vrai que si je passais ce que j’écoute maintenant en soirée j’aurais plus de chances de me faire taper qu’à l’époque où je postais de la tech-house avec des samples rigolos. Ca veut pas dire qu’il n’y aura plus de tech-house à samples rigolos dans mes articles hein, juste que là je suis dans une phase dubstep (oui oui)/dub techno/claquage de neurones. Bref, j’arrête de dire de la merde, et musique.

2 AM/FM c’est le duo formé par D’Marc Cantu et son colocataire de l’époque James T. Cotton, figure emblématique des labels frères Ghostly International et Spectral Sound. Leur musique s’inspire du son acid house popularisé par des labels comme le mythique Trax Records, et le résultat est génial au point que j’ai hésité à poster le maxi en entier tellement j’ai eu du mal à choisir. Finalement je me suis décidé pour Poison Dart, un track totalement psyché (au casque j’ai eu l’impression que des balles de tennis me rebondissaient dans le crâne) avec ses nappes acid à base de TB-303 qui vous font dire que finalement la musique c’était mieux avant.

2 AM/FM – Poison Dart

Tion je sais plus d’où ça vient, mais toujours est-il que j’ai retrouvé ça par hasard dans un coin de ma bibliothèque musicale. Alors je me suis renseigné un peu et tout ce que j’ai pu trouver c’est qu’il est slovène et qu’il mériterait un peu plus de reconnaissance. Sa musique se rapproche de la techno minimale et austère de M_nus ou Monocline, le genre de trucs dont on a du mal à se lasser. Le morceau ci-dessous est extrait de son maxi Whistle Stop sur le label Tongut (et non pas Ostgut Ton), très bon label suisse que je ne connaissais pas jusqu’ici. Track de minimale assez classique mais efficace, le type de morceau qui évolue peu mais qui fait danser pendant 8 minutes sans interruption.

Tion – Someplace

Comme je le disais en ce moment je suis très intéressé par la techno inspirée aussi bien par Basic Channel que par Detroit. Ca donne quelque chose qui est à la fois très martial et assez deep, toujours très sobre et produit sans concessions, juste de la techno faite pour danser mais pas n’importe comment. Frozen Border illustre assez bien ce que je veux dire. C’est un label/collectif anglais assez mystérieux (un peu comme Skudge dont j’avais parlé dans mon précédent article) qui a sorti quatre 12″ produits à tour de rôle par trois anonymes. Donc Frozen Border on sait pas qui c’est, on ne les a jamais vus, mais on sait que c’est bien. En tout cas ils sont playlistés régulièrement par toute la clique du Berghain, si ça c’est pas une preuve de qualité…Bref écoutez le track ci-dessous, un hybride entre Berlin et Detroit.

Frozen Border – 3.1

Mathias Schaffhäuser n’est pas n’importe qui. Actif depuis les ‘90, il est passé par tous les styles: de la house vocale à la deep en passant par une techno plus radicale, il a sorti une bonne vingtaine de maxis et quelques albums dans sa carrière. Il possède aussi un label important, Ware, qui a révélé des artistes talentueux comme Ziggy Kinder et And.Id. Xhin aussi est un vétéran sur la scène club underground: singapourien d’origine, sa musique est une techno froide et brutale qui lui permet aujourd’hui d’être playlisté par les plus grands. Schaffhäuser et Xhin ensemble ça donne The Revenge, un morceau génial au groove sombre construit à partir du sample de je ne sais quel film, en tout cas ça rend plutôt très bien.

Schaffhäuser & Xhin – The Revenge

Pigon c’est la réunion d’Oliver Kargl et de Philipp Sollman, aka Efdemin. Ils ont sorti quatre maxis mais plus rien depuis 2008: le dernier en date, Kamm/Plain, est paru sur le mini-label Beatstreet en compagnie de Marcel Dettmann. Sinon les deux précédents sont sortis sur Dial, le fameux label hambourgeois représenté par Lawrence, Pantha du Prince ou Efdemin justement (dont l’album Chicago est sorti récemment) et qui possède ce son si particulier. Dans le track qui suit on retrouve ces sonorités qui ont fait la renommée de Dial, une minimal house délicate et aérienne (pour reprendre les adjectifs usuels), inspirée par l’hiver, qui berce l’auditeur et le plonge dans un profond bien-être.

Pigon – November In Little Albio Street

C’était assez gentil comme playlist en fait. J’ai hésité à vous mettre du dubstep, mais ce sera pour une prochaine fois.