What Remains.

Nota : article écrit il y a environ 3 semaines, nespa

Coucou les p’tits, à l’heure ou j’écris ce post, le site est tout cassé, mais il devrait revenir bientôt. Enfin quand vous le lirez, il sera tout beau tout neuf du moins. Alors oui, j’ai encore pas tenu mes engagements, j’ai encore pas écrit pendant un bon mois… Plusieurs raisons à ça, qui ne sont pas franchement réjouissantes/intéressantes. J’ai re-sombré dans une période post-rock, musique de circonstance pour la déprime. Yay. Bref, me voila bloqué en France, dans l’impossibilité de repartir taffer en UK à cause de ce fdp de volcan. Et pourtant ces jours-ci, c’est bien la seule fois de ma vie ou j’ai plus que hâte d’y retourner. Du coup je m’occupe à rien faire et a regarder des séries à la pelle, dernière en date Sons of Anarchy (j’me demande d’ailleurs si ça s’passe vraiment comme ça le règne des Motorcycle Clubs aux states, ça m’intrigue, alors j’irai bien y faire un tour un jour [lol]). Trève de clavardage et de e-blabla inutiles, on n’est pas là pour faire du ramdam (merci Joyandet, connard.), et passons à la musique.

Alors on commence avec des trucs bien mainstream, parce qu’on est pas toujours forcément des gens trop hypes ici. Premier du lot, Trentemøller remixé par Boratto. Il y a toujours eu une théorie comme quoi, un mec trop bien remixé par un autre mec trop bien, ça donne un résultat décevant. Eh bien là non, nouvelle exception à la règle, ce remix de Sycamore Feeling est vraiment bon, très bon. Ca « pue » le Boratto a plein nez, et c’est pas plus mal, gros beat épuré et percussif à souhait, et des vocaux coupés au scalpel et bien recollés comme on le voulait.. C’est tiré du prochain EP du danois, qui annonce la sortie de son album qui suivra dans la foulée, Into The Great Wide Yonder, album décrit comme plutôt « acoustique » et « organique », tout ça couplé à son style électronique bien à lui, ca ne peut que donner du bon… Ca sort le 7 juin sur son propre label, In My Room. Pour en revenir vite fait au morceau, ca part « vénèr » avec des phases hachées menues par le vocal, puis s’en suit une partie complètement aérienne, qui est pour ainsi dire fabuleuse, puis on termine avec le même schéma que le début du morceau. Bien ficelé, bien calculé, bien mené, bref, gros coup de cœur de ces derniers jours…

Trentemøller – Sycamore Feeling (Gui Boratto Remix)

Deuxième truc bieeeen mainstream (enfin on se comprend), parce qu’il faut faire du clic un peu n’est-ce pas. Un remix par Modeselektor de Headhunter, c’est très, très spécial. Un dubstep bien dark à limite de l’arythmie comme ils savent le faire. Je l’avais entendue pour la première fois il y a presque un an quand j’suis allé voir Moderat au Bataclan, la salle était devenue complètement folle, c’était le final, et c’était violent. J’ai cherché ce morceau pendant de looooongs mois, jusqu’à avant-hier. Imagine la joie. Je ne sais pas de quand date ce morceau, et si il est sorti y’a longtemps et que j’suis complètement has-been, eh ben j’m'en fous vois tu. Et par contre, pardon, ça à l’air d’être tiré d’un set, du coup y’a un autre morceau qui vient polluer un peu vers la fin, mais j’ai pas mieux.

Headhunter – Prototype (Modeselektor’s Broken Handbrake Remix)

On passe vers un truc bien moins connu, l’italien Naph, avec un morceau sorti sur Grey Area Recordings, label qui compte à son actif TROIS sorties (lol), mais pas des moindres non plus, une de Simone Tavazzi et une d’Alessio Mereu. Rien de neuf depuis 2009 sur ce label… J’aimerai bien avoir des suites à ces sorties parce que bon, c’est quand même bien c’qu’ils nous ont fait là. Le morceau donc. C.Lose. Eh bah il est assez spé. Si tu écoutes la musique sur les speakers de ton laptop, passe ton chemin, tu vas avoir l’impression que ce track se compose d’un beat, point. Par contre si tu sors ton beau casque stéréo, ou que tu fais péter le soundsystem, eh ben tu découvres toute suite cette bassline super grave, et aussi super bien. C’est hyper entrainant et hypnotique. J’aimeuh.

Naph – C.Lose

Le morceau qui va suivre, je l’avais déjà posté sur mon mien de blog, , en octobre quand j’me faisais chier à mon arrivée en UK. J’avais fait une description un peu pérave a l’époque, mais là j’ai très très vaguement envie d’en refaire une, donc si ça intéresse quelqu’un, qu’il aille la lire sur mon blog. Sinon je ne peux que vous dire que c’est trop bien.

As Brain – Gx Time

Et puis pour finir la partie électronique, deux grosse tartes que j’me suis mangé il y a quelque jours. Je ne connaissais point le label Form, monté par l’ami Popof, jusqu’à ce que ce très cher Walkman m’en évoque le nom. Donc hop hop, je chope les deux dernières releases en date pour me faire une idée. Et là salut la terre, grosse claque de l’espace. Un premier morceau de H2, Come Together (rien a voir avec les Beatles, tu l’aura deviné). A vrai dire je ne sais même pas comment le décrire, c’est juste puissant et sur-efficace… Et un deuxième morceau, de James Harcourt remixé par Popof, même topo que ci dessus : grosse grosse dose.

H2 – Come Together

James Harcourt – Unpleasant Surprise (Popof Remix)

Et puis c’est l’heure du bonus les lapins, TROP original aujourd’hui, puisqu’il s’agit d’une piste du dernier album de Foals qu’on a tous gentiment acheté (comment ça « c’est pas possible, il est pas sorti » ? bref). Une des meilleures de l’album à mon goût, elle met pas mal de temps à partir, mais arrivé à la moitié, c’est du pur bonheur (non pas que la première moitié n’en soit pas, soyons clair). Enfin voila, After Glow qu’elle s’appelle, je vous laisse apprécier.

Foals – After Glow

Grems is my idol, definitely

Puis même nouvelle devise que sur Unflinching Eyes, la punchline B2O en conclusion :

« Tu voudrais nous chier d’ssus, dev’nir officiel ? Tes grosses merdes se coupent en deux, essaie sans ton string ficelle. »

Sombre forêt

Nous notre trip c’est les forêts sombres, c’est d’aller écouter de la minimale au bois de Boulogne à 4h du matin, quand tous les brésiliens sont partis se coucher de préférence. D’ailleurs en écrivant ça je me rends compte que j’écoutais vraiment de la minimale dans une forêt sombre à 4h du mat samedi dernier, sauf que c’était à un gala de geeks et qu’à ce moment-là je me faisais écraser par un gang de vigiles assoiffés de sang tandis que Dusty Kid remballait son matos sans avoir joué. Bref, toujours est-il que j’ai passé une bonne partie de ce début de semaine à me demander de quoi je pourrais bien vous parler dans cet article, puis je me suis dit que j’allais faire un post spécial dark minimal atmospheric depressive techno, tant pis pour vous.

Quelque chose de plus soft pour commencer avec une fille que l’on suit déjà depuis un moment sur le blog et que walkmAn vous avait présentée il y a quelques mois: je veux parler de Maya Jane Coles qui vient tout juste de sortir son nouveau maxi sur le petit label londonien Dogmatik. Je ne m’attarderai pas sur les détails de la jeune carrière de Maya pour le moment, si ce n’est qu’elle joue également dans l’excellent groupe She Is Danger que je vous invite à découvrir. Quant au morceau ci-dessous il s’agit d’un extrait de son nouvel EP « Full Swing »: une tech-house brumeuse et hypnotribale (je mets deux adjectifs pour le prix d’un maintenant), de qualité donc.

Maya Jane Coles – Overtime

On passe maintenant à la partie consacrée à ce que je qualifierais de « dark techno », même si mon entourage aurait tendance à dire « musique de sociopathe »…DifferentGear est un duo londonien ma foi assez méconnu malgré la sortie d’un très bon maxi sur Crosstown Rebels l’année dernière et des supports de Laurent Garnier, Ewan Pearson ou Nico Purman. La techno grasse est à priori leur spécialité même si certaines de leurs prods virent parfois un peu trop vers l’electro house pouet pouet. Voici un extrait du maxi cité, une techno groovy accompagnée d’un vocal au moins aussi gay qu’un Shake & Pop.

DifferentGear – One Thing More

Ce n’est pas la première fois qu’on en parle, Monocline Records est un label portugais dont les sonorités sont assez proches de Minus à mon goût, froides et digitales, et des artistes de talent comme Re:Axis, Miro Pajic ou encore Camille Austa y ont déjà sortis des maxis voire des albums. Ce dernier est un jeune français qui n’a sorti que deux maxis pour l’instant, à base de techno minimale moite et sombre, de quoi ravir des sociopathes tels que vous donc.

Camille Austa – From The Bottom Of My Machine

Mike Dehnert, c’est la rencontre entre la techno de Berlin et celle de Detroit. Avec une bonne vingtaine de releases sur son propre label Fachwerk, il s’impose aujourd’hui comme l’un des artistes les plus talentueux de la génération Berghain. Un de ses derniers maxis, intitulé Dico, est un hybride entre plusieurs influences, de Detroit à la dub techno de Moritz Von Oswald et Mark Ernestus. Le morceau qui suit est à écouter au casque, un bon si possible, de manière à ressentir toute la profondeur des basses et le dynamisme du kick. This is real techno, dude.

Mike Dehnert – Untitled (A1)

Dans le même registre que Dehnert, voici Skudge. Skudge c’est un label suédois apparu récemment derrière lequel se cache un producteur dont on ignore toujours l’identité: en tout cas, après un maxi seulement, ce mystérieux personnage se retrouve déjà playlisté par des pointures de la techno qui rigole pas comme Samuli Kemppi. Là encore la recette musicale se rapproche beaucoup de celle de Mike Dehnert: une techno qui tabasse mais qui garde toujours une dimension très deep grâce à ce côté dub techno récurrent.

Skudge – Convolution

Bonne semaine à tous les sociopathes.

Titre potentiellement novateur

Ecriture nocturne ce soir, à l’ancienne, pour essayer de sauver le site de la mort cérébrale qui l’attend indéniablement si l’on ne parvient pas à surpasser cette flemme qui flotte autour de nous, sorte de cocon en coton dans lequel on se complait malheureusement trop facilement. J’ai pas mal de trucs à partager cette fois (un peu trop peut-être, je viens de dépasser la limite significative de mon iPod, c’est la fin), la sélection a été rude et colle plutôt bien à l’actualité, une fois n’est pas coutume. En espérant que tout ceci sera Lisibl

2010 est décidément l’année de tous les retours. Après l’annonce des sorties imminentes des deuxièmes albums de Chloé et Trentemøller, ainsi que, comme je vous le disais dans mon précédent article, du cinquième opus d’Ellen Allien, c’est au duo allemand Booka Shade de refaire parler la poudre. Alors certes les deux allemands n’ont jamais été très éloignés de l’actualité musicale depuis la sortie de leur précédent long format en 2008 avec maxis de remixes et autre collaborations remarquées, mais c’est bel et bien avec le premier single du futur More! (qui devrait selon toute vraisemblance voir le jour en mai prochain) qu’ils reviennent cette fois. On y retrouve les sonorités atypiques du groupe, qui ont fait son succès, accompagnées d’un vocal spécial gay pride (un peu dommage d’ailleurs, une version instrumentale serait la bienvenue) et d’une mélodie qui en ravira plus d’un.

Booka Shade – Bad Love

Je ne vais pas tourner autour du pot pendant des heures, « I’m Burning Inside » était pour moi de très loin le meilleur titre de l’album de Fuckpony… Donc autant dire que j’appréhendais cet EP de remixes avec beaucoup d’espérances, d’autant plus vus les noms qui figuraient sur le topo. Bon, j’ai été un peu déçu, mais en y réfléchissant bien, le morceau original était parfait comme ça, et l’améliorer n’était pas tâche aisée. Reboot et Paul Ritch s’en sortent tout de même pas trop mal, preuve en musique :

Fuckpony – I’m Burning Inside (Paul Ritch Remix)

Et un EP de remixes de plus pour Tiga et son Ciao! aux allures de farce musicale sorti l’année dernière. Mais pour une fois, et c’est remarquable, on a droit à un casting résolument axé techno, avec Sei A, Jesper Dahlbäck et Adam Beyer, ou encore Brodinski qui vient légèrement ternir le tout avec un remix mi techno, mi pouet house, pas glop pas glop. Mais c’est à la retouche de Motor City Drum Ensemble, que les plus aguerris d’entre vous connaissent forcément, que nous allons nous intéresser car c’est pour moi celle qui sort du lot.

Tiga – Overtime (Motor City Drum Ensemble Tape Dub)

Mon acolyte serbe me promettait l’autre jour que le label Monoclide Records deviendrait vite mon « nouveau label préféré » pour peu que je m’y penche attentivement. Je m’y suis donc penché attentivement, remarquant au passage certains artistes que je connaissais plus ou moins vaguement auparavant. Et effectivement, il a visé juste, c’est exactement le genre de sons qui font mon bonheur actuel (et futur à n’en pas douter), quelque chose de sombre, crade et hypnotique, suintant le malsain, et punchy à la fois, le cocktail parfait donc… Pour illustrer mes propos, remix d’un titre de Re:Axis (artistes phares du label) par les argentins de Fase :

Re:Axis – Flashback (Fase Remix)

Et pour clore tout ceci, parce qu’il commence à se faire tard, un morceau de Partial Arts, qui ne sont autres que Ewan Pearson et Al Usher. Je vais vous en parler pendant trois plombes, le mieux pour vous reste de l’écouter.

Partial Arts – Cruising

Gododo.

Sale muse

Hier j’étais à la terrasse d’un café pour profiter du soleil… Non je déconne, je sors pas de chez moi, je risquerais de prendre un coup de soleil sur ma blanche peau… Et comme je ne sors pas de chez moi, je passe la majeure partie de ma vie à geeker comme un demeuré sur internet à la recherche du moindre truc à télécharger, histoire de continuer à accumuler des tonnes de musique à écouter, pendant que j’en écoute une infime partie. C’est donc avec un maximum de motivation, comme vous pouvez vous en douter, que j’ai fait une petite sélection à poster ici, en espérant que ça vous plaira…

Pour commencer, un morceau de Spektre qui, si je ne me trompe pas, n’est sorti que sur une compilation dont j’ai honteusement oublié le nom. Les deux anglais sont une fois encore ici au sommet de leur art, distillant une techno massive comme à leur habitude, mais sans oublier de laisser une part notable à la mélodie, fait qu’on pourrait considérer comme rare chez eux. Malgré ça, leur discographie recèle de nombreuses perles, dont la plupart peuvent être retrouvées dans le Live At Glade qui est, il faut l’avouer, assez phénoménal.

Spektre – Jade

Je ne sais absolument rien de l’auteur du morceau suivant, Ian Funk qu’il s’appelle. C’est la magie du net, tu télécharges un mix de Ivan Smagghe, tu écoutes et tu trouves des perles. La technologie fait le reste, merci Shazam. Un morceau venu d’ailleurs, comme j’en rencontre de temps en temps. Une mélodie prenante dès les premières secondes pour plus de 7 minutes de bonheur. Je vous mets au défi de ne pas aimer ce morceau…

Ian Funk – Legs Dangerous

Je profite de la sortie prochaine du nouvel album de Ellen Allien, son cinquième en solo si je sais encore compter, pour faire mon mea culpa à son sujet. J’ai toujours plus ou moins trouvé ses productions très chiantes, tellement minimalistes qu’on en atteignait un degré de platitude assez impressionnant. Et bien tout ça, je ne le pense plus. J’ai pris le temps de réécouter une partie de son oeuvre il y a quelques semaines et j’avoue que je me suis senti très con sur le moment d’avoir pu critiquer son travail. Que ce soit toute seule, ou en duo avec Apparat, c’est quand même la classe à l’état pur.

Ellen Allien & Apparat – Jet
Ellen Allien – Its

Après l’annonce de la venue de Richie Hawtin à Paris le 8 mai prochain, accompagné de Magda, Troy Pierce et Marc Houle, je me suis un peu replongé dans la discographie du label Minus, référence certaine en techno minimale. Si vous n’avez pas encore vu Making Contakt, dont parlait mon collègue asiatique, jetez y un oeil et vous comprendrez que cette soirée (We Love, qui plus est) est juste immanquable. Pour vous donner encore un peu plus envie, un extrait du long format de Marc Houle, Bay Of Figs, sorti en 2006.

Marc Houle – Items And Things

Et pour finir, un peu d’actualité avec le premier album de Super Flu, ces deux allemands qui ne manquent jamais d’originalité quand il s’agit de tourner un clip. A la sortie on peut écouter un album rythmé, dont les titres de morceaux sont tout aussi… originaux que les clips (« Bukkake Beyonce », wtf?). Je vous en laisse un extrait histoire que vous puissez vous en faire une idée, sachant que le reste de l’album est globalement dans la même veine, une techno de qualité en somme.

Super Flu – Bude Baun

Voilà, bon weekend à vous, longue vie à nous.
Ah oui, au fait, la photo c’est ma muse qui l’a trouvée (tu les as tes « droits d’auteur » saloperie).

Freaky freaky monday

Bonsoir. Sans transition musique (haaaan).

En bon blogger qui se respecte (toujours), et à défaut d’aller en cours, j’ai passé une grande partie de ma semaine à écumer les nouvelles sorties sur beatport (une habitude qui m’est venue du jour au lendemain, pouf, allez comprendre) ; et l’une de mes dernières satisfactions a été la toute récente compilation signée Rekluse, sorte de succursale d’Excentric Muzik, label fondé il y a bientôt trois ans par l’énigmatique mais non moins talentueux Fergie. Un recueil d’une dizaine de track inedits, subtilement intitulé « Reklusives Volume 1. » et rassemblant les artistes qui ont fait, peu ou prou, les beaux jours du label anglais (j’ai un doute, lynchez moi si je me trompe) et qui ont pour la plupart, grandement participé à mes remous musicaux de ces derniers mois. Et un peu à l’image du rapport qui subsiste entre Dirtybird et Mothership, ce pari du on lance un nouveau label étroitement lié à l’édifice principal tout en gardant une grosse part de liberté pour faire découvrir une musique peu convenue et des artistes moins conventionnels est brillamment réussi. Alors oui, dire que cette release a sublimé mon mercredi soir dernier et le restant de la semaine sonne comme une évidence, Electric Rescue, Simon Strokes, Loco & Jam, Clement Meyer, Psycatron, Henry Von ou encore Fergie lui même se passent la main autour de cette compilation résolument sombre et angoissante, voir lugubre sans jamais omettre ce côté dancefloor psychédélique omniprésent. Et pour le coup, ils ont vraiment tout compris.

Electric Rescue – Youkounkoun

Si un jour on décide de se bouger le cul et de mettre en place un système quelconque de « charts » comme on se l’était dit il y a déjà deux ou trois mois (j’y crois toujours, j’espère et j’escompte en partie sur cette merveilleuse idée révolutionnaire pour combler notre cruel manque de contenu, brrr…), bref, je pense que le morceau qui suit aurait brillamment présidé le haut du tableau de mon éventuelle sélection du mois de mars. Je vais éviter de blablater deux heures dessus ; le strict minimum à savoir réside dans les crédits attribués à la piste, puisque « Change » n’est rien d’autre qu’un alias de Thomas Muller. Donc déjà, au premier abord c’est forcement bien. Aussi, c’est sortit sur Quartz Music, le label de son pote Paul Ritch, ce qui confère à mon humble avis au morceau en question un gage de qualité indéniable et indiscutable. J’ai craqué une première fois à l’écoute d’un dj set de Mikhail sur ustream, j’ai succombé encore une fois au Rex lors de la soirée Ritch/Muller/Okain, et je l’ai saignée de toutes les manières possibles et inimaginables le jour où je me la suis procurée pour de vrai. Donc oui, c’est vraiment bien, mais vous êtes pas obligés de me croire.

Change – Peace For Freaks

Je ne connaissais pas Gary Beck avant de découvrir son remix pour Qoso, sortit sur Fool House en fin d’année dernière. De même, je ne connaissais pas Edit Select avant d’entrevoir une de ces productions sur une des compilations du Berghain aux côtés de Len Faki (excusez du peu). Malheureusement, je suis un peu passé au travers de ces deux morceaux au moment de leur sortie, un peu occultés par les grands noms (ou tout du moins les grands talents) qui les ont accompagnés au cœur des tracklisting respectifs. Bref, l’erreur est désormais réparée, et au fil de mes investigations, j’ai appris que les deux hommes semblent être assez proches dans leur délire musical (ben oui, en fait ils sont tout les deux originaires de Glasgow, forcement ça aide). Et donc, après quelques collaborations officieuses, ils se sont réunis une nouvelle fois, le temps d’un remix, pour un résultat plus que remarquable ; techno enivrante et sonorités druggys exaltantes sont au rendez vous, à écouter très fort pour galvaniser le côté hypnotique du morceau, qui se veut être beaucoup plus opaque que l’originale. Brillant.

Dustin Zahn & Mark Broom – Leave Me Alone (Edit Select vs Gary Beck Remix)

On parlait du Berghain, Marcel Fengler en est le parfait représentant. Tout d’abord parce qu’il fait partie du cercle très fermé des résidents du Panorama Bar, et ça c’est déjà beaucoup, mais aussi de part sa faculté à produire (et à jouer, je suppose, malheureusement je n’ai pas encore eu l’occasion de le voir sur scène…) des sons aussi sordides et claustrophobiques, dénués généralement de mélodies mais qui incitent paradoxalement à se dandiner au rythme des sonorités crasseuses qui s’en dégagent. Le morceau qui suit porte parfaitement son nom, huit minutes durant lesquelles on a l’étrange sensation d’entendre encore et toujours la même partition, tellement vide et tellement pléthorique à la fois, dont la basse triture l’esprit d’une manière limite malsaine, ou du moins dérangeante. Hum, euh bon, je sais dit comme ça on comprend pas grand chose, alors le plus simple serait que vous vous fassiez votre propre idée sur la chose. Voilà.

Marcel Fengler – Friction

Je me rends compte que j’écris toujours beaucoup trop, et à chaque fois je pressens les remarques, reproches et autres débilités qui vont me retomber sur la gueule. On la fera courte pour celle là. Je sais pas d’où ça sort, un dossier pris au hasard parmi les 60 Go qui attendent sagement que je les classe dans mon dossier Téléchargements, mais je crois que Oliver Klein est un mec plutôt connu. Ou pas, j’en sais trop rien en fait. Séquence kikoulol du billet, on s’attarde pas, prendez c’est juste trop cool.

Daniele Papini – September Black (Oliver Klein Remix)

J’ai vu Making Contakt il y a quelques jours, ce film principalement porté sur Richie Hawtin, son label Minus et ses amis. On ne peut décidément pas le comparer à Berlin Calling, l’un se voulant être une sorte de documentaire alors que l’autre a plus misé sur le côté scenario/histoire/vrai film quoi, et donc, tout ça c’est bien sympa, on voit Hawtin (son label et ses amis, toujours), pendant la tournée Minus qui célébrait les 10 ans du label, parler tout le film durant ou presque de beaucoup de choses très intéressantes, certes, c’est très ludique, peut être un poil trop technique et assidu à mon goût (même si je pense que c’était un peu la finalité de la chose), mais ca commence à très vite te faire chier quand tu lances ça avec des potes en after un peu bourré. Alors oui, Making Contakt est un reportage à voir pour tout technophile qui s’intéresse un peu à la production et la mise en scène, à regarder sérieusement, seul dans sa chambre a 4h du mat pour saisir toute la subtilité de leur travail, parfois on rigole un peu, parfois on est subjugué par l’organisation du truc, souvent on a envie d’être à la place de Richie Hawtin, et tout le long on est captivé par la musique qui est véritablement merveilleuse. Une OST parfaite, et même si les morceaux n’ont rien d’exclusifs, j’ai personnellement découvert quelques tracks ravissants, comme celui-ci par exemple. Coup de maître, Hawtin est vraiment un enculé. Que ce soit dit.

Marco Carola – Bloody Cash

Voilà, ce fut laborieux, mais on y est arrivé.
Adieu.