Lola Rennt


Cela fait comme une semaine que la galerie d’art du dessous passe et repasse ce même disque d’Ambient, façon Brian Eno, à longueur de journée. Je me demande comment ils tiennent. On se croirait dans ce vieux jeu Myst, tentant en vain de résoudre des énigmes gordiennes afin de sauver ce gus prisonnier d’un livre rouge. Une telle ambiance, faussement élitiste, me donne à réfléchir sur les récents troubles du net, et leurs conséquences à moyen terme pour les innombrables fouineurs culturels qui arpentent chaque jour sites et flux rss. Pendant que médias traditionnels et autorités patinent, je retourne à ma sympathique besogne d’intermédiaire, espérant toujours que les minces trésors électroniques glanés ces derniers temps vous conviendront. Au coeur de la machine, donc.

J’attaque avec un opener volé à Roman Flugel, l’introduction brillante d’un set enregistré à Boiler Room. L’occasion de baver devant un club très représentatif de la scène Uk en ce moment ; c’est-à-dire innovante, baignée de Bass music au sens noble du terme, et tout sauf sectaire. Le titre qui vient est pondu par un ukrainien aussi discret que talentueux : Vakula figure parmi les artistes dont on attend toujours l’annonce d’un album – juste pour voir. Pour l’instant, les maxis de Mikhaylo colonisent les clubs les plus éduqués. La deep, pure mais sauvage, sensuelle mais entraînante. Un superbe disque de saison.

Vakula – Picture of You

Jozif, je n’ai jamais vraiment accroché, mis à part son edit de Britney Spears (!) et le fameux « I’ll B » qui n’est toujours pas sorti, des années après son annonce (le sujet en serait presque devenu tabou ici, à force de frustration). Puis je tombe sur Twilight, petite bombe déraisonnablement sexuelle. Boucle de piano tapie dans l’ombre, pizzicato joueur, un écrin tout trouvé pour la superbe voix de Terri Walker. De petits frissons dans les doigts.

Jozif – Twilight feat. Terri Walker

Re-plongeon. Prince des revirements de veste et des disques inégaux (le roi en la matière étant sans conteste Bowie), Death in Vegas continue son parcours atypique, empruntant cette fois une voie un peu plus identifiable – du moins sur certains morceaux de leur dernier album. Comme Your Loft My Acid, qui dose entre slow House des origines et Electronica bileuse. En résulte un Ovni lancinant qui actualise Your Love de Frankie Knuckles. Au chant, Katie Stelmanis (Austra).

Death In Vegas – Your Loft My Acid

Fouiller le label Dance Mania, c’est alterner fessées et barres de rire. La House de Chicago sauce 90′s, âpre, ghetto, hypnotique. Ce maxi de 1995 va droit au but : on y est « so high », on suce des « candy cane » sur des gimmicks sans fin. Avec Give Me Extacy, Paul Johnson pousse le cynisme à deux doigts de la caricature.

Paul Johnson – Give Me Ecstacy

J’en suis quasiment certain. Cette track était le secret tool de Djs comme Maceo Plex l’année dernière. Une surprise de fin de set, un instant prog tirant vers la Trance, en guise de rédemption après plusieurs heures de danse. A replacer dans son contexte, ralenti d’un ou deux BPM, le break touchera le G Point.

Leo Mas, Farina, Fabrice, Rago – Onyricon (Red Light)

On revient dans le deep : tournure fantomatique pour ce titre de New Jackson. Aux confins de l’Electro laconique et de la House, la beauté triste d’un vocoder illustre une suite d’accords à l’accent épique. Simplicité, bon goût et légère effervescence émotionnelle : de la musique de nuit pour routes irlandaises. Le clip est fichtrement bien foutu au passage.

New Jackson – The Night Mail

Difficile de le rater. Todd Terje sort un EP par an, l’air de dire « amusez-vous ! ». L’année dernière, Ragysh était partout, peak time parfait, morceau à la construction ingénieuse et jouissive. Utilisant encore quelques samples pour ce précédent EP, Todd simplifie sa recette vers une synthèse pure avec It’s The Arps : bleeps, arpeggiators et white noise deviennent un langage exclusif et intemporel. Le maxi est d’une richesse rare, voltigeant d’un Tango burtonien (Myggsommer) vers une Bossa uptempo et extatique (Swing Star 1). Quant à Inspector Norse, en boucle depuis un mois, c’est juste la piste du bonheur, du dépassement de soi. « Instant classic ».

Todd Terje – Inspector Norse

Narcotechno


Playlist à thème aujourd’hui. Vous en avez marre de passer pour un camé auprès de vos potes les moins aguerris à la musique électronique? Et bien j’ai une mauvaise nouvelle pour vous, cela ne va pas s’arranger… Comme le titre le laisse deviner, on s’attaque aujourd’hui à ce que la drogue apporte de mieux à la techno. Boucles hypnotiques en vue, si vous êtes venus chercher votre dose de house homosexuelle, passez votre chemin. Branchez votre meilleur casque, il serait bête d’en perdre la moindre miette…

Rise of the machines. C’est ce qui ressort clairement des 10 minutes de Satori, issu du dernier EP en date d’Etienne Jaumet. Le morceau prend lentement de l’ampleur avec ce son organique qui lui est si cher, déployant petit à petit son armada de machines et délivrant par la même occasion un des meilleurs morceaux sortis sur Versatile cette année. C’est la fin du monde, vous reprendrez bien un peu de mdma avec ceci?

Etienne Jaumet – Satori

On continue avec Donato Dozzy, le type qui peut vous faire oublier votre haine de l’Itale en trois accords. Ce mec a un don pour me tenir en haleine pendant des heures avec des morceaux qui varient à peine. C’est froid, c’est hypnotique et ça emporte très loin. Un peu à l’image de son album K, difficile à trouver, mais qui vaut son pesant d’or… Donato Dozzy épure ici le morceau de Tin Man pour obtenir ce à quoi devrait ressembler tout bon titre d’acid aujourd’hui, masterpiece.

Tin Man – Nonneo (Donato Dozzy Remix)

Les rennais de Darabi sont passés maîtres dans l’art de vous hypnotiser à base de slow-mo music et il est impossible de nier avoir erré dans un état vaporeux sur un de leurs morceaux si vous n’avez pas dormi lors des 12 derniers mois… Après leur premier EP sur Get The Curse Music ou encore le divin Truckin en début d’année, les deux français ont décidé de continuer sur leur lancée et de réquisitionner votre cerveau une fois de plus en remixant Clouded Vision. Alors certes, ce n’est pas tout récent, mais qui s’en soucie lorsque le contrat est pleinement rempli..?

Clouded Vision – Room 101 (Darabi Remix)

Vous savez déjà tout l’amour que l’on porte à Remote, donc on va faire ça vite. Les deux français ont ce que j’appellerais une discographie sans aucune faute, chacun de leurs travaux, si différents soient-ils, sont impeccables. Et Dior ne déroge évidemment pas à la règle… Attrapez le kaléidoscope le plus proche, ça va tanguer.

Remote – Dior

On reste accroché, car arrive selon moi LE morceau de 2010. Ce truc a rythmé mes nuits pendant un très, très long moment… Pas la peine de vous faire un topo sur Motor City Drum Ensemble, vous le connaissez déjà tous, mais autant vous dire qu’en remixant ce titre de Art Of Tones, il a fait fort. La basse est juste monstrueuse, et alliée au vocal de Jaw, ça donne tout simplement un des trucs les plus sexuels que j’ai jamais entendu. Difficile de ne pas se laisser emporter par ce morceau, mais attention tout de même à ne pas partir trop loin, Trace A Line nie toute responsabilité en cas de redescente impossible.

Art Of Tones feat. Jaw – Call The Shots (Motor City Drum Ensemble Remix)

Et comment aborder l’hypnose sans parler de M_nus? Et bien tout simplement en parlant de Items & Things. Vous n’êtes pas sans savoir que Marc Houle, Troy Pierce et Magda ont décidé de quitter la maison mère pour se consacrer à plein temps à leur propre label, qui enchaîne d’ailleurs les sorties prometteuses depuis le début de l’année… C’est d’ailleurs sur cette dernière qu’on va s’attarder un peu ce soir, et notamment sur son « Fixation » sorti à la fin de l’été sur un split EP des trois cités plus haut. Magda remet les choses au clair après un album plutôt décevant et on attend donc avec impatience ses prochaines sorties. En ce qui concerne le titre en question, il s’agit tout simplement pour moi d’un des morceaux les plus réussis de l’année… Cet espèce de synthé fantomatique qui part à 3 minutes et quelques me rend juste dingue, grosse dose.

Magda & Suade – Fixation

Oui, j’enchaîne bien avec dOP. Mais ne vous laissez pas tromper, même si les trois français et Life & Death nous ont plutôt habitués à de la house, Marius & David apportent ici une froideur et un hypnotisme plutôt rares sur le label de Tale Of Us. La montée vers le milieu du morceau, tout en retenue et en frustration est tout simplement jouissive… Le groove de dOP transformé en moiteur technoïde, that’s a bingo.

dOP – After Party (Marius & David Remix)

Et pour finir en beauté : Raudive, aka Oliver Ho. Je vous conseille vivement de jeter une oreille à son travail si c’est la première fois que vous entendez ce nom, ce dont je doute toutefois… Une techno brute et répétitive qui ravira les plus barrés d’entre vous. Pas de concession, on finit en trombe.

Raudive – Sigil

Sur ce, bonnes fêtes jeunes drogués.

New Paradigm

Cette fois ça y est, la « néo-house » avec laquelle on vous bassinait depuis des mois et des mois semble avoir fait son temps sur Trace A Line, du moins pour le moment. Je veux bien sûr parler de Hot Creations, Jamie Jones, Maceo Plex, et tous ces mots-clés qui revenaient régulièrement dans nos articles, et pas que dans les nôtres d’ailleurs. Pas mal de monde aura finalement été lassé par cette scène qui semble éprouver quelques difficultés à se renouveler dernièrement: toujours les mêmes samples, les mêmes synthés, les mêmes lignes de basse aussi efficaces soient elles, si bien qu’au fil des déceptions même les plus endurcis d’entre nous sont progressivement retournés à des choses plus techno, moins estivales…L’automne et le retour du froid y sont peut être aussi pour beaucoup.
Bref, ce changement de cap semblait être une bonne occasion pour reprendre les traditionnelles playlists, qui devraient se faire de plus en plus fréquentes dans les prochaines semaines. Et on commence donc tout de suite avec ma sélection, pour vous montrer un peu où j’en suis depuis la rentrée.


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Escapades


Le best of summer, ou bande son originale des road trips immersifs, des nuits au balcon, des bains derrière les verres opaques, des rencontres sensuelles, de l’irrationnel. Sans distinguer le jour et la nuit, ni oublier que le véritable leitmotiv depuis quelques temps, c’est le quasi-culte Everybody de Benoit & Sergio.
La sélection baigne dans l’electronica riche en voix profondes, s’imprègne de mélancolie primaire. L’humeur grisonnante pré-automnale fait sa dictée.

Je lance la playlist avec le dernier coït électronique de Clark, trouvé sur un EP de Kuedo. Tandis que la piste originale vient tout droit de la mouvance « post-dubstep » foisonnante, Chris reconduit cette matière première en un interlude puissant et inflexible. L’auteur des albums Totem’s Flare et Body Riddle – pour ne citer que les meilleurs – s’offre un moment de majesté tout bonnement maléfique.

Kuedo – Glow (Clark Remix)

Hors catégorie, cette electronica de Manchester est une des meilleures révélations de l’année. Pour l’imagerie, pensez James Blake qui tombe sa veste, croisé à The Field qui aurait trop regardé Himalaya. Holy Other frappe fort avec ce premier véritable EP (si l’on excepte les cassettes introuvables) et rejoint la structure new-yorkaise Tri Angle, appréciée pour le lancement d’artistes comme Balam Acab. Le titre Touch et ses « what I’m looking for » obsédants est une superbe pièce de chillwave introspective.

Holy Other – Touch

Pets Recordings, label fondé par Catz’n Dogz, suit une actualité plus que séduisante. J’ai encore du mal à me remettre de Entrance Song, synthèse tubesque de Detroit et du meilleur de Dirtybird. D’ailleurs, Eats Everything prépare pour bientôt un nouveau hit intergénérationnel avec The Size, qui sample goulûment Moby – Porcelain. Ça c’est pour la House pumping. Powidlo, le dernier EP par les polonais Chmara Winter, prend une orientation plus deep. Les remix de Lee Jones et Marcin Czubala possèdent chacun un intérêt certain, mais ici c’est l’original qui retient mon attention. Ambiance cooosy.

Chmara Winter – Powidlo

Ce remix pousse à peu plus loin le délire Funk-House duquel nous ne démordons plus depuis des mois. Replaçons le morceau dans son contexte : Gadi Mizrahi est la moitié de Wolf+Lamb, Eli Gold est la moitié de Soul Clap. La collaboration récurrente entre les deux duos a notamment enfanté une compilation Dj Kicks en début d’année. L’échangisme porte une nouvelle fois ses fruits et accouche d’un banger House à la sauce spleen.

Lucky Paul – Thought We Were Alone (Gadi Mizrahi & Eli Gold Remix)

L’album de Mark E s’est avéré d’un ennui profond. Chaque titre sonnait comme une tentative ratée de renouer avec… Avec quoi en fait ? Le soufflet Chicago retombe avant de gonfler. Et puis comme par contraste, il y a cette piste 2 qui sauve définitivement la mise, dans une tonalité très différente. Une rudesse franche et massive, à grands coups de vocoder, basse suintante et montée Acid. Enfilez vos slips en bois pour celle-là.

Mark E – Belvide Beat

Ajout de dernière minute, le nouveau Crosstown Rebels séduit à la première écoute grâce à ce remix. Excepté le nom à rallonge parodiant avec jubilation Radio Slave ou Dubfire, on retrouve instantanément la patte de Fur Coat et sa basse remuante. La construction du morceau apparaît simple et maîtrisée, alternant groove sautillant et breaks plutôt monumentaux. Un tantinet rentre-dedans.

Argenis Brito, Fur Coat – Space Ballad (Totally Enormous Extinct Dinosaurs Remix)

Un Dj Tool dans toute sa splendeur. Boris Staffen alias Jichael Mackson, en une dizaine de maxis sortis ces dernières années, se démarque du reste de la scène House et Techno par un sound design travaillé à bras le corps. Il digère les influences de Basic Channel pour créer des atmosphères denses et approfondies. Son dernier EP montre une facette plus dansante de sa musique. Avec Gti, Boris réduit la track Techno à son essence : un lead grave se faufilant entre les filtres. L’effet s’avère bluffant dans un set.

Jichael Mackson – Gti (Zimbabwe Mix)

DJ Sasha est reparu à la surface avec le trancy Cut Me Down. S’ensuit l’armada habituel : concours de remix, pluie de relectures stériles, bref, pas vraiment de quoi faire honneur à l’artiste – qui malgré la médiocrité de l’original, a vendu quelques kilos de rêve par le passé. Je fuis généralement ce genre de manoeuvre ; néanmoins, dans le tas, une ou deux versions profitent pleinement de la voix de Krister Linder : un morceau qui vise les clubs d’abord, par Layo & Bushwacka (ici), et ce Breakbeat brillant de Ryan Davis.

Sasha – Cut Me Down (Ryan Davis Twin Break Mix)

Parce que je ne pouvais me cantonner à de l’électronique : une balade folk schizophrène. Ce morceau ne peut laisser coi, de par les aigus douteux puis la série de cris qui ponctue le dernier refrain. C’est Pipilotti Rist au chant, vidéaste défraquée dont la discographie se limite à ceci. Vous pouvez toujours hurler à la reprise honteuse, à la diffamation impitoyable de Chris Isaak. Mais, de fait, c’est Pipilotti qui s’égosille le plus fort. Et à défaut de maîtriser parfaitement la voix de tête, elle crie juste, il faut le reconnaître.

Pipilotti Rist – I’m A Victim Of This Song

Pas grand chose à dire pour le bonus de fin, sinon qu’il s’accommode fort bien d’une écoute au casque, devant un coucher de soleil rose comme on voit ces derniers soirs, yeux mi-clos. De préférence seul pour être mieux entouré du minimalisme parfait de Death In Vegas.

Death In Vegas – Anita Werber

Photo

Waiting for crack on my own


L’été se fait désirer, et c’est dans le froid et sous la pluie que passe ce mois de juillet. Histoire de coller au temps plutôt maussade, la playlist estivale incontournable sera donc froide et sombre. Exit les sons chauds qui vous donnent envie de tout enlever, enfilez parka et bonnet, destination darkness.

Ouvrons les hostilités avec une vieillerie plus que jamais d’actualité. En effet, Seb et Maud de Scratch Massive s’apprêtent à sortir un nouvel album tout prochainement, et l’envie de se replonger dans les classiques en attendant cette nouvelle offrande se fait plutôt pressante… Like You Said était certainement le meilleur morceau de leur deuxième et dernier album en date, Time, et quand on demande à la reine de la techno made in France d’y insuffler sa touche, on se retrouve fatalement avec un hit. Chloé livre une version épique, sombre et angoissante, digne des plus belles heures du Pulp ou du Rex…

Scratch Massive – Like You Said (Chloé Remix)

Continuons notre périple dans le froid avec Rekleiner, collaboration de trois baroudeurs d’outre Manche, je vous passe les détails. Une fois n’est pas coutume, rien de bien récent ici, mais ce morceau tourne régulièrement dans mon iTunes depuis un an. L’envie de le publier me démangeait fortement et le thème d’aujourd’hui s’y prête plutôt bien, donc pourquoi résister? Issu d’un maxi paru en 2006 sur Catwash Records, ce Sideways est un véritable modèle d’hypnotisme. Un bon truc de camé en somme…

Rekleiner – Sideways

Le supposé mystérieux Crackboy fait beaucoup parler de lui ces derniers temps. L’intention de sortir des disques sous un pseudonyme est louable, mais il faut avouer qu’il n’est pas très difficile de percer le secret de l’identité du monsieur… Quoi qu’il en soit, après son relativement bon EP sur Get The Curse Music et le rouleau compresseur qu’est le remix par Gesaffelstein, c’est dans l’absence la plus totale de promo qu’est sorti quasiment en même temps son Vivid Incident sur Tigersushi… Laissons à Pedro Winter le plaisir de prendre en bouche Gesaffelstein une fois de plus, et tournons nous plutôt vers l’excellent bien que très crade Speakwrite, sorti donc sur Tigersushi il y a quelques semaines…

Crackboy – Speakwrite

Et pour en finir avec lui, ceux qui savent qui se cache réellement derrière l’accro au crack connaissent sa passion des edits et c’est donc presque naturellement que j’en viens à partager celui-ci… John Carpenter, maître ès films fantastiques et bandes sonores kitsch qualität, se voit ici retourner la gueule sans délicatesse aucune. A écouter aussi, un excellent edit de Jac Berrocal & Vince Taylor.

John Carpenter – 69th Street Bridge (Crackboy fucks Balearic Edit)

Et le meilleur pour la fin. Issu de la première sortie de Hafendisko, sous-sous label du Poker Flat lancé par Steve Bug, ce Girn est juste un monstre de sexerie froide et sensuelle. Rythme lent et lancinant, basses vrombissantes, tout y est pour vous filer la trique du siècle. On sait peu de choses sur Lightbluemover, mis à part qu’il s’agit d’un side project d’un artiste plutôt connu, mais ce qui est sûr c’est qu’une fois écouté, il finira par user inlassablement vos enceintes. Meilleur que le meilleur de vos orgasmes, nailed it.

Lightbluemover – Girn (feat. Black Light Smoke)