Interview l Polar Inertia

Plus qu’ailleurs peut-être, la France et Paris ont connu ces trois dernières années une sorte de renouveau de sa scène électronique. Retour aux sources (avec tout ce que cela peut comporter d’imitations plus ou moins imaginatives et réussies) ou vraie avancée, en tout cas ça change. La seule chose que personne n’a vu venir à cette époque, c’est à quel point tout a changé en si peu de temps. Plus peut être qu’un changement, la scène s’est tout simplement agrandie, étendue. Pas étirée pour autant : les gros clubs font toujours le plein et leur programmation n’a pas tellement changé. En revanche des lieux nouveaux ont vu le jour et de nouveaux promoteurs (Sonotown, T.O.W.O., In Paradisium, … )  ont été justement récompensés de leurs efforts sans que la concurrence porte le moins du monde atteinte aux intérêts des uns et des autres, favorisant la percée de nouvelles têtes.

Parmi eux, un duo qui nous avait vraiment marqués il y a un an : Polar Inertia, un duo étonnant. Profils bas, sans rechercher l’anonymat ; originaux, sans chercher à réinventer le truc, s’attachant surtout à développer un univers complet et bien à eux. Deux EPs magistraux sur Dement3d, une techno brumeuse et blanche, glaciale, un narrateur mystérieux et des enfants cobayes aux pouvoirs kinesthésiques surnaturels. Déchaînés en live, on les as vu beaucoup à Paris, un peu ailleurs et le 30 mars prochain à la The Only Way Out avec The Black Dog, Cassegrain, Milton Bradley et Percyl (autant vous dire que c’est  inratable), et même un peu plus tard dans un club fameux outre Rhin.

Pour ne rien vous cacher, cette interview était en gestation depuis presque un an, et nous avons récemment pu, avec Benjamin de Gouru.fr, réussir à caler une date avec nos deux oiseaux rares. Caméra en poche et dictaphone à la main, on ne savait pas trop à quelle sauce nous allions être mangés. Deux heures plus tard, nous finissons d’enregistrer notre conversation; finalement, ce sera une forme un peu moins habituelle que nous avons retenu ensemble, avec notamment une bande son ambiante faite pour l’occasion. Mazette, nous n’en demandions pas tant.

Un très grand merci à eux, et à Julien Haguenauer qui a rendu cette rencontre possible.

Soundcloud, Facebook, et leur site internet.

Bientôt à la The Only Way Out.

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