Zoom | Black Elk – Sparks

La question de compiler dans un article le meilleur de l’année 2012 s’est posée à nous entre les bouteilles de champagne, le foie gras et les révisions. Mais la flemme et le nombre exponentiel de ces tops chaque année ont fini par nous en dissuader. Néanmoins, il reste un album dont j’aimerais particulièrement parler. Non pas qu’il ait surclassé tous les autres, mais le manque de couverture médiatique dont il a fait l’objet me laisse comme un goût d’injustice dans le bouche…

Il s’agit donc de Sparks, qui nous a été offert par la formation inédite Black Elk. Inédite, certes, mais pas inexpérimentée, car les musiciens qui la composent ont déjà un certain bagage. A commencer par Ian Hawgood, touche-à-tout anglais installé à Tokyo, impliqué dans de multiples projets musicaux, et tête pensante de pas moins de quatre labels, y-compris Koen Music, structure qui accueille Sparks. Sont également de la partie Clem Leek, Tim Martin et Danny Norbury, des noms qui ne vous parlent pas forcément mais qui méritent un petit tour sur discogs. La japonaise Aki Tomita a quant à elle prêté sa voix à deux morceaux de l’album : « Sparks » et « The Blackest Sky ».

On est ici bien loin de ce que vous pouvez voir généralement sur Trace A Line et on s’écarte nettement des standards du club, mais j’espère que vous saurez comme moi apprécier cet album à sa juste valeur. Ici, point de beat, mais plutôt une musique embrumée et introspective. La galette s’ouvre avec un piano qui hantera l’album, revenant faire des siennes ci et là, mais qu’on accueille toujours avec plaisir. Car bien que Sparks soit un album de musique électronique, une place prépondérante est laissée à l’acoustique, sans pour autant négliger les textures si chères à l’ambient. On flirte même de plus ou moins loin avec le drone sur certains morceaux… Et c’est cette alliance de classique et d’électronique qui confère cette tension extraordinaire et donne une sorte d’omnipotence musicale à cet album, appréciable aussi bien lors d’un trajet à pieds qu’en phase de pré-sommeil.

Il était question que cette collaboration aboutisse à deux albums en 2012, mais Anchor, censé sortir en novembre a complètement disparu des radars pour l’instant… Quoi qu’il en soit, rien ne vous empêcher pour l’instant de vous procurer cette savoureuse galette ici. Vous ne le regretterez pas, faîtes moi confiance.

1 comment
  1. milola says:

    Je partage ton avis, c’est un très beau disque.

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