(TAL100) DJ Jus-Ed

Pour ce 100ième podcast, un invité spécial dont on ne tarit pas d’éloges. DJ, producteur, basé à Bridgeport – Connecticut, il est aussi à la tête du très respecté label Underground Quality qu’il a créé en 2005, et beaucoup plus récemment du label EDJ qu’il a fondé aux côtés de son épouse en 2011, aussi productrice et DJ, Jenifa Mayanja. Plus connu pour ses sets aux grooves deeps parfaitement symbiotiques entre house et techno, DJ Jus-Ed (de son vrai nom Edward McKeithen), fédère le milieu par sa sincérité, son engagement assidu et son amour inconditionnel pour le dancefloor. À la rédac’ de TAL on est très fans de Jus-Ed, autant pour sa musique que pour le personnage, on est donc particulièrement enthousiastes de vous présenter et vous faire partager ce podcast.

- English Version -

Lorsqu’on vit le dancefloor avec Ed, on le positionnerait très naturellement dans la cour des très grands aux côtés de Theo Parrish ou d’Omar S (avec qui il a d’ailleurs joué en 2006 – mais ça c’est une autre histoire – à venir dans la prochaine interview TAL spécial Jus-Ed). On a l’impression qu’il est là depuis toujours et pourtant on n’entend ses productions que depuis le milieu du deuxième millénaire, avec un catalogue déjà très extensif à son actif. Longue histoire courte, il s’est mis en retrait du DJing pendant 15 ans pour revenir derrières les platines en 2001. Ses premiers disques, il les joue à l’âge de 10 ans. Jouer des disques, avant même de produire, c’est son nerf de guerre, et ça s’observe d’ailleurs très clairement dans ses sets, tellement sa dextérité fait autant plaisir à voir qu’à entendre. On pourrait presque le contraindre à mixer seulement avec un equaliseur 3 filtres basique, on n’ y entendrait que du feu tant il est touché par la fièvre du spin jusqu’au bout des doigts.

Aujourd’hui il fait l’unanimité, ses sets brisent les barrières des genres, il réunit sur un dancefloor autant les nostalgiques de la house old-school, que les adeptes de la house soulful jusqu’à ceux de la techno rituelle. Il appâte alors toute cette foule hétéroclite sur le dancefloor avec un son deep, soulful et brut, mais toujours enveloppé de chaleur et d’une empreinte émotionnelle qui vous soulève le coeur jusqu’à l’euphorie.
Le son de Jus-Ed se trouve donc quelque part, subtilement entrelacé au milieu de la house et de la techno, mais finalement on se fout pas mal d’essayer de le faire rentrer dans une case, car ce qui définit vraiment sa musique c’est sa générosité. Avec le public qu’il rencontre mais aussi les autres artistes. Ed a toujours une pensée pour ses potes lorsqu’il joue des disques. Et d’ailleurs on les retrouve aussi dans la discographie d’Underground Quality dans laquelle ils ont tous apporté leur grain de sel comme DJ Qu (Strenght), Fred P (Soul People), Aybee (Deepblak), Levon Vincent (Deconstruct, Novel Sound), et Move D qui a particulièrement contribué à relayer sa musique en Europe. On se souvient aussi de son support pour les producteurs russes Nina Kraviz et Anton Zap et de sa relation étroite avec la deep house d’Hambourg et les artistes de Smallville depuis les débuts d’Underground Quality.

Si on peut si facilement l’associer avec les plus grands, c’est aussi parce qu’il est capable de faire des sets à rallonge et de transmettre une énergie qui évoque celle des soirées warehouse des années 80 (ndlr: faute de pouvoir attester d’une réelle présence physique dans les soirées du Music Box durant ma petite enfance, je me suis abreuvée de docus sur Marshall Jefferson et Ron Hardy pour pouvoir m’autoriser cette comparaison). Ed communique directement avec sa musique et littéralement avec son public: ses sets sont ponctués de ses interventions au micro, il nous parle pour nous chauffer. Et ça marche du tonnerre, sur le dancefloor on se sent clairement connectés, l’énergie s’est concentrée, on ne s’arrête pas de danser.

Pour vous faire goûter un peu de cette atmosphère, Ed nous a édité un extrait d’une heure de ses trois heures de live au Rex du 13 octobre dernier, dont vous pouvez d’ailleurs obtenir l’intégralité via son site, en suivant ce lien:



Vous allez entendre des classiques comme Lil Louis et Larry Heard, ainsi que ses fétiches Underground Quality (notamment son “Let’s groove” medley mix – UQ 045 dont on ne se lasse pas), et toujours une place pour l’imprévisible, bref tout ce qui fait le charme de ses sets. C’est certain, vous allez aussi en redemander.

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3 Comments
  1. Maxence Robinet says:

    Salut, super article ! on ne peut pas télécharger le set ?

  2. Julie says:

    Salut Maxence, merci bien :)
    Non malheureusement, Ed ne nous a pas autorisé à mettre l’extrait de son set à télécharger car il vend l’intégralité en CD via son site UQ.

  3. freedom of music says:

    download here http://www.tracealine.com/musique/julie/DJ%20Jus-Ed%20-%20(TAL100)%2029.01.2013.mp3

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