Interview | Dement3d

Septembre dernier. En poussant les portes du Plaza Madeleine qui héberge pour quelques mois le fameux Social Club, je perçois une vibration qui vient sourdement me gratter l’estomac. S’amplifiant avec la descente des marches, elle explose au milieu de la piste pour secouer une foule de fêtards soulevée par la ferveur de Paul Saint Hilaire, grand prêtre du dub, qui pose sur le live de Moritz Von Oswald, grand prêtre de la techno et inventeur perpétuel, depuis les années 90, d’un son à la fois profond et aérien, dur et spirituel, la fusion du dub et de la techno. Invités par le collectif Dement3d, leur mission de ce soir n’était pourtant pas des plus faciles : le lieu assez insolite mariait curieusement deux populations bien distinctes, les habitués du Social et ceux du Plaza, deux mondes qu’on pourrait croire opposés, mais qui semblaient réunis dans une communion touchante.
Le warm up, pour une fois, était excellent ; ni agressif, ni linéaire. On a trop l’habitude d’entendre des DJs jouer trop fort et trop vite en début de soirée, sans considération aucune pour le suivant, trahissant par là un manque d’humilité et de maturité (cf la gueulante d’Olibusta). Ici, ce sont deux inconnus qui laissent le temps à la magie des morceaux de s’installer, et prennent le temps de construire une ambiance et un esprit, une attitude bien à eux. Je me glisse avec délice entre les couches de sons diffuses que réchauffent des basses généreuses ; je reprendrai mes esprits bien plus tard dans la nuit, pas forcément pour les bonnes raisons, mais en tout cas conquis par la passion de la soirée.
6 mois plus tard, rencontre avec Heartbeat et François X, fondateurs de Dement3d, coupables de tout, et qui vont bientôt commettre quelques méfaits vinylliques, puisque de collectif et de promoteurs, les voici maintenant … label. Toujours à la tête de leur résidence au Social Club, ils y accueilleront pour notre plus grand plaisir et celui de nos oreilles les légendes britanniques Surgeon et Sandwell District, soutenues par Discordance et nos deux lurons, samedi prochain (le 5 février), une soirée que nous ne pouvons pas rater. Il va sans dire qu’elle comptera parmi les évènements de l’année. A cette occasion, et pour mieux vous représenter l’ambiance, ils ont enregistré un excellent podcast.

HEARTBEAT & FRANCOIS X – DEMENT3D PODCAST 01 – 2011 by DEMENT3D Records
___________

Présentez vous pour ceux qui ne vous connaîtraient pas !

FX : Parisien, infiltré à la source.

Heartbeat : FX et moi, nous sommes au cœur de DEMENT3D, un projet monté en 2006 sur des bases radicales et subversives, et un rejet des codes underground. Aujourd’hui, toujours à la marge, DEMENT3D est un label qui s’organise comme une société secrète, autour des valeurs utopiques, mystérieuses et anonymes de la culture techno au sens large (de Juan Atkins à Shackleton en passant par Underground Resistance et Moritz Von Oswald).

Qu’est-ce qui a bien pu pousser un consultant et un financier à se lancer dans une aventure pareille ? Quel a été votre premier contact avec la musique ? Vos premiers héros ?

Heartbeat : Nous, c’est tout de même la musique avant tout. On est nés avec. On se lève, on se couche, on respire en musique. Assez souvent même, on en oublie de dormir… Pour ce qui est de mon cas, avoir un profil « grande école d’ingénieur/ consultant en management » ça m’a donné pas mal d’atouts pour gérer sérieusement un projet de label. J’assume totalement le dédoublement de personnalité.

FX : La passion, juste la passion de la musique. A force d’en écouter elle a pris partie intégrante de mon esprit depuis mon plus jeune âge….Soul music !!!!!!!!!!!!! Mes premiers héros étaient les membres du Wu-tang, shaolin style !

Quelles ont été vos premières amoures électroniques?

FX : La liste serait trop longue, mais pour faire simple mes premiers coups de cœur électroniques venaient des Etats-Unis, du triangle magique Chicago-Detroit-New York. Des labels comme Transmat, Retroactive, Prescription, Alleviated, Trax, Nu Groove, Nervous….ont forgé ma sensibilité actuelle.

Heartbeat : Je crois que c’est vraiment la découverte de Maurizio qui m’a fait plonger. Ensuite, j’ai mis quelques années avant de me mettre à étudier l’art des platines, à 17 ans, en 2001. A cette époque, j’ai eu des influences très diverses : Underground Resistance, Body&Soul, Monolake, Carl Craig mais aussi Timmy Regisford !

Lorsque j’ai entendu parler de Dement3d pour la première fois, c’était à l’occasion d’une soirée au Social Club l’an dernier avec Scuba et Joy Orbison, mais certains vous connaissent pour vos sets de résidents au Djoon ou au Rex… Vous pouvez nous en dire un peu plus sur les débuts de ce projet ? Comment ça c’est passé ? Vous vous connaissiez avant ?

FX : Le milieu de la musique électronique à Paris est tout petit, donc il fut normal de se retrouver.

Heartbeat : T’oublies de raconter ce set qu’on avait fait ensemble il y a quelques années. FX et moi nous n’avions encore jamais mixé ensemble. J’avais déjà commencé DEMENT3D, qui était à l’époque une soirée qui prenait de plus en plus d’ampleur ; et FX jouait à la 5Beats au Djoon aux côtés de Franck Roger. En un clin d’œil, on s’est retrouvés à faire un ping pong fracassant pendant 3 heures, finissant à 7h du mat, devant un dancefloor complètement retourné. C’était le début du « duo ». Depuis on mixe ensemble à chaque DEMENT3D.

Votre ambition est de « créer des ponts entre house, techno et dubstep », aviez-vous un modèle particulier en tête au moment de monter Dement3d ? Une référence ? (label, DJ, club, …)

Heartbeat : « Créer des ponts », « musique hybride », ce sont des formules… Pour être francs, ce qui nous motive vraiment, c’est de dépasser les frontières, et de faire une musique qui n’est ni d’aujourd’hui, ni de demain, mais intemporelle ! On espère faire de la musique qui nous fera encore vibrer dans 10 ans…

FX : Pour ma part si je devais citer des exemples de soirées et de clubs, je choisirais l’ambiance (même si je ne l’ai pas connu) du Muzik Box de Ron Hardy à Chicago. Un DJ  un sound system dévastateur, pas de lumière juste un stroboscope ravageur et une piste de danse ruisselante. Et surtout une sélection musicale sans faille et hypnotique. Une darkness électrique mais tellement sexy.

Heartbeat : Oui, Muzik Box, un de nos grands fantasmes ! Puis comment ne pas citer le dub de Rhythm&Sound et tout Maurizio / Basic Channel / Chain Reaction. Là encore un de nos grands fantasmes : ou comment transposer cette spiritualité très jamaïcaine du studio et du sound system, et l’injecter dans une culture techno post-industrielle. C’est de cet héritage que nous nous réclamons lorsque nous penchons également du côté dubstep ! Puis il y a aussi nos penchants psyche / krautrock / post-punk et bien sûr Detroit. Il y a évidemment un petit clin d’œil à Carl Craig dans cette affaire….

Samedi vous allez jouer avec Surgeon et Sandwell District. On connaît tous au moins un peu les têtes d’affiche, mais moins Discordance, qui proposera « un live à 10 mains ». Pourriez-vous les présenter ? Ce sont des artistes de la maison ?

Heartbeat : dscrd ! on peut dire merci à Voiski, l’un des artistes du label, qui a eu la bonne idée de nous les présenter.  Ca a tout de suite été le coup de cœur avec leur musique. 5 jeunes surdoués, prêts à aller enregistrer leurs sons dans la nature, à la montagne, capables de coder leurs propres plugins Ableton Live, et même capables d’avoir des projets acousmatiques, expérimentaux et noise. On a dépassé la techno… c’est de la musique !

FX : Attention à ne pas les rater !!!!!! Ils font partie de la famille Dement3d mais c’est avant tout un collectif de jeunes passionnés férus de Max for Live, un collectif de jeunes prodiges, une sorte de Monolake a la française.

Heartbeat : Venez tôt pour ne pas rater leur live…

Est-ce que cette soirée est le point de départ d’une résidence ? J’ai entendu parler de soirées Dement3d jusqu’au mois de juin, est-ce que ce sera sur une base régulière ?

Heartbeat : On est très contents de la collaboration avec le Social Club. Il y a peu de clubs qui soutiennent autant les talents de la scène parisienne, en leur laissant le devant de la scène. Aussi, on a réussi avec le Social à booker un programme étourdissant, avec des guests extraordinaires. Je lâche quelques infos : la prochaine, le 5 mars, réunira Prosumer, le résident emblématique du Panorama Bar, avec Van Rivers & the Subliminal Kid : DJs d’exception / producteurs (Fever Ray) / remixeurs (Massive Attack, Bat For Lashes, Lykke Li). Et pour la suite… on aura le grand chamane dubstep et le prince du Berghain…

Qu’est-ce que vous pensez de l’état actuel de la vie nocturne à Paris ? Beaucoup de gens râlent à propos de tout un tas de trucs (le manque de clubs, le manque d’ouverture d’esprit des clubs, le soi-disant état d’esprit parisien blasé, etc.). Vous organisez des petites fêtes en banlieue il me semble ?

FX : Ah la question que nous aimons tous !!! Paris pour moi est LA plus belle ville du monde, une ville magique mais malheureusement une ville statique. C’est une belle carte postale qui voudrait devenir animée mais manque cruellement de moyens et de structures.

En termes de clubs, c’est vrai qu’il n’y en a pas énormément et que les choix artistiques sont parfois peut être moins facile à faire qu’ailleurs.

C’est une situation complexe et la faute n’est pas à imputer aux DA mais plutôt à tous les acteurs de cette vie nocturne. C‘est à dire tout le monde. Nous sommes tous « coupables » de cette morosité parisienne. Un public peut-être plus ouvert permettrait aux clubs de prendre un peu plus de risques en matière de DA ; sans avoir la crainte de ne pas rentrer dans ses frais, ce qui est tout à fait normal pour une entreprise.

Mais cette ouverture d’esprit passe aussi par le message que transmettent les DJs, car eux aussi ont un devoir d’éducation auprès des auditeurs. Ce sont en quelque sorte des messagers. Je pense que ces combinaisons donneraient un énorme coup de fouet à la capitale. Il faudrait aussi parler du manque de moyens et des restrictions juridiques/administratives mais ce serait décourager les plus vaillants d’entre nous.

Mais gardons espoir car je suis persuadé que nous y arriverons !

Heartbeat : Effectivement, ce sont les mentalités qu’il faut faire changer, en profondeur. Ce qui est terrible à Paris, c’est la rapidité avec laquelle ceux qui se prétendent de l’intelligentsia font tomber le couperet du « c’était mieux avant ». Un peu d’enthousiasme les amis !

Toujours est-il, DEMENT3D a presque 5 ans, et le Social est aussi une affaire qui fait bien plus que tenir la distance !

Pouvez-vous nous donner une idée de ce que vous allez jouer le 5 février ?

FX : HOUSE / TECHNO AT ITS BEST

Heartbeat : Moi, vous savez, j’aime bien brouiller les cartes… Il y aura donc de l’hybridation et des expériences transgéniques. Il fallait bien ça pour avoir une pertinence le même soir que Surgeon et Sandwell District ! Des grands maîtres de la fusion ardente d’influences techno et post-punk industrielles comme Throbbing Gristle ou Coil…

François, tu as déjà sorti deux EPs sur Deeply Rooted House (label de DJ Deep ndlr). Est-ce que tu peux nous dire comment s’est faite la connexion avec DJ Deep ? C’est quelqu’un qui doit compter beaucoup pour le collectif ?

FX : Cyril (Dj Deep) est un très bon ami depuis pas mal de temps déjà, nous nous sommes rencontrés au début des années 2000 chez Betino célèbre disquaire parisien (d’ailleurs c’est Betino qui m a surnommé François X). Et dès lors que j’ai commencé à produire, il a été l’un des premiers à écouter mes premières ébauches. C’est donc tout naturellement que la connexion s’est faite. On peut dire qu’il m’a littéralement encouragé. DJ Deep compte énormément pour nous, il nous apporte de précieux conseils. Il est comme une sorte de mentor, même si je sais qu’il n’aime pas ce rôle. C’est tout simplement une personne qui s’est battue pour la reconnaissance de cette musique et nous lui devons beaucoup.

Heartbeat : J’ai rarement eu l’occasion de le dire, mais c’est vraiment Cyril qui m’a appris cette musique. J’étais encore au collège quand je réécoutais en boucle ses émissions sur Nova en K7 dans mon walkman. Il a toujours été une grande source d’inspiration pour moi.

Vos productions à tous les deux sonnent d’une façon assez moderne, et en même temps on aperçoit plein de références dub et techno plus anciennes peut-être ; vous avez utilisé des machines un peu anciennes pour arriver à ce résultat ? Vous êtes un peu geeks quand il s’agit de produire (on pense au clin d’œil de François pour le titre« Drummy Zone » – Drumazone, un plugin clone de TR 909)?

FX : A mon grand regret les machines pour le moment ne sont que sur le papier … Juste un petit clavier midi et un pad Akai, le reste  du sample et deux trois plug-ins mais les machine drums et les reverbs analogiques sont en train d‘arriver. C’est drôle que tu me parles de drummyzone mais je n’avais jamais fait le rapprochement mais bien joué puisque je l’ai composé avec cette émulation de 909. Depuis j’ai changé de plugins pour les drums, on peut dire que je suis presque à point et que le son est démentiel ahhahaha ! A suivre sur deeply rooted et dement3d très prochainement.

Heartbeat : Je ne suis pas du tout un geek de la production, et j’ai un mal fou à faire du name dropping de marques hardware ou de plugins. J’ai une approche bien plus cérébrale et intuitive. L’essentiel, je le disais tout à l’heure, c’est de mettre tout son cœur dans un morceau, de sculpter chaque sonorité comme un orfèvre, avec la même spiritualité, la même intensité que dans les studios jamaïcains…C’en est presque religieux !

Venons en à la dernière mutation de Dement3d. Vous venez d’annoncer que vous alliez maintenant rajouter à vos casquettes de DJs, producteurs et promoteurs celle de gérants de label. C’est quelque chose que vous aviez en tête depuis le début ou est-ce le prolongement de vos activités en tant que party hosts et DJs, partager la musique des artistes qui vous touchaient ?

Heartbeat : C’était l’objectif depuis le début, mais je dois dire que je me sens déjà dépassé par les évènements. Je n’aurais jamais cru avoir la chance de rencontrer de tels talents. Les Phantom Releases (morceaux diffusés uniquement en streaming, pas de sortie même digitale) ont été une première étape pour affirmer notre identité. Les morceaux déjà prêts pour les sorties vinyl du label sont d’un niveau bien plus impressionnant. J’ai hâte d’avoir les premiers disques entre les mains !

FX : C’était quelque chose de naturel de prolonger notre projet sous la forme d’un label. Nous avons a cœur de  promouvoir de jeunes artistes  talentueux….il y a déjà au sein de Dement3d quelques noms à surveiller : DSCRD, POLAR INERTIA, GET PISSED, HYBU, DIOTIME, OPTI. La scène parisienne et française regorge de talents, il faut leur permettre de s’exposer au grand jour.

Vous avez eu pas mal de bons feedbacks sur certaines Phantom Releases, je pense à Laurent Garnier sur « Ubiquity » de Hybu (d’ailleurs playlisté par Sinden aussi sur son show radio), à Levon Vincent pour un morceau de Get Pissed, etc. Ca fait toujours plaisir de recevoir des encouragements, est-ce que ça vous a poussé à accélérer la transition vers la création du label ?

FX : Bien sur, mais il faut savoir prendre son temps, laisser le temps aux artistes de bien mûrir leur production, bien finaliser la structure. Si nous voulons être pérenne dans le temps, il ne faut pas brûler les étapes. C’est un long processus.

Heartbeat : Je serais encore plus radical que toi FX : les feedbacks ne nous ont absolument pas accélérés, nous avons toujours eu le souci de faire de la musique aboutie avant tout. Les feedbacks de DJs sont certes de bons encouragements, mais le circuit promotionnel n’est qu’un artifice, et je pense même que DEMENT3D aura tout intérêt à sortir du système de promotion usuel pour suivre l’exemple édifiant de Sandwell District, et laisser la musique parler d’elle même.

Quelle sera la ligne musicale du label ? C’est quoi le morceau parfait que vous auriez aimé signer ?

Heartbeat : La ligne directrice se fait d’elle-même. Pas besoin de faire un quelconque name dropping. Les artistes du label ont tous une culture commune, et nos références ont été suffisamment bien définies jusqu’à maintenant pour comprendre qu’on parle de techno au sens très large du terme. C’est bien davantage une esthétique qu’une collection d’étiquettes. Nous n’imposerons aucune ligne directrice aux artistes, qui pourront tous s’exprimer librement, et exposer leur vision de notre musique. Personnellement, le morceau qui me fait le plus vibrer, c’est L’Envers des Clefs, de dscrd. Je n’ai rien entendu de tel depuis le maxi de T++ sur Honest Jon’s !

FX : Il faut juste une musique teintée de sincérité…le morceau parfait n’existe pas, la perfection est une forme de subjectivité quand on parle de musique.

Vous envisagez de collaborer sur un EP ?

FX : Ahah il faut trouver le temps mais c’est déjà prévu.

Heartbeat : Mon coco je t’attends de pied ferme pour un tie-break au studio !

Pouvez vous nous en dire un peu plus long sur les premières sorties ?

FX & Heartbeat : Petit curieux !!!!!!!

La première sortie, eh bien…..DISCORDANCE

Vous avez l’air d’être de fervents défenseurs du vinyle, je ne vous ai jamais vu jouer sur CD ou avec un Serato, il y aura une distribution digitale pour vos releases ?

FX : Fervents défenseurs du vinyle je ne sais pas, je sais juste que je suis collectionneur et que j’aime l’objet, le contact physique. Et je joue aussi avec des CD, je ne peux pas emmener tout le temps 200 vinyles, c’est lourd ;). Par contre Serato, je n’aime pas trop, je m’y perdrais dans toutes ces listes et puis comme je l’ai mentionné plus haut, j’aime bien mes disques, les pochettes…

Dement3d existera en digital il faut savoir évoluer avec son temps.

Heartbeat : C’est tout naturel pour moi. Bien sûr, il y a le côté physique et tactile, mais aussi la taille de l’objet qui facilite la mémoire photographique, ce qui facilite beaucoup l’inspiration sur le moment. Mais aussi, c’est un détail, mais quand tu joues vinyle, tu es obligé de travailler au minimum une heure ou deux pour faire ta sélection. Parfois même, on met des disques de collection dans le bac, on ne les joue pas forcément, mais ça oriente le set… Il m’arrive souvent de prendre Tago Mago de Can ou des vieux disques de Dub. J’accorde beaucoup d’importance à ce petit rituel, que je suis avec soin et dévotion.

Finalement si quelqu’un vous avait dit il y a 10 ans que vous alliez monter un label et jouer dans des clubs le week-end, vous en auriez pensé quoi ? Comment est-ce que vous voyez le chemin que vous avez déjà fait, et celui qu’il reste à faire ? Vous avez des plans à plus long terme ?

FX : Hum il y a dix ans je me passionnais déjà pour cet univers donc c’est un peu un chemin logique aujourd’hui. C’est plus en terme d’évolution musicale que le parcours a été long, la dance music est tellement riche qu’il faut un laps de temps assez important pour être capable de tout digérer, tout découvrir. J’ai peut être plus d’expérience et plus de facilité dans mes choix musicaux aujourd’hui mais je suis toujours en apprentissage, en perpétuelle évolution. Pour moi il n’y a pas de plan a long terme, je marche au feeling et je laisse les mutations s’opérer.

Heartbeat : Non, sincèrement, il y a dix ans ou vingt ans, je crois que j’étais fait pour ça. J’espère que dans 10 ans on fera toujours de la musique avec la même passion et le même enthousiasme qu’aujourd’hui !

Une question que j’ai piquée à un ami ; le portrait chinois.

Si vous étiez :

-       Un animal ?

FX : un condor

Heartbeat : un cerf

-       Un végétal ?

FX : Un cactus

Heartbeat : un chêne

-       Une couleur ?

FX : le noir

Heartbeat : bleu électrique

-       Un livre ?

FX : N’importe quel livre de Jules Verne

Heartbeat : « The Catcher in The Rye » de Salinger

-       Une devise ?

FX : Le yuan

Heartbeat : De la musique avant toute chose

-       Une boisson ?

FX : un vieux Grand Marnier bien sucré

Heartbeat : Whisky sans glace, Lagavulin de préférence,  un petit verre d’eau glacée à côté

Merci à tous les deux d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions !

__________

Facebook , Twitter

Dement3d

Soundcloud, Youtube

François X (site) + Fan Page

Heartbeat

Et on vous rappelle encore une fois que leur résidence se tient ce samedi 5/02, au Social, évidemment.
Event Facebook

2 Comments
  1. Tweets that mention Interview | Dement3d - Trace A Line -- Topsy.com says:

    [...] This post was mentioned on Twitter by Trace A Line, Trace A Line. Trace A Line said: Interview | DEMENT3D http://fb.me/LAONi2of [...]

  2. Mongrand says:

    Notons que nos deux compères ont ouvert une listounette pour payer moins cher ! ça se passe là :

    http://www.dement3d.fr

    Inscrivez vous à l’aide du formulaire, z’aurez même une phantom release avec ;)

Leave a Reply