Chart | Benoit & Sergio


Longtemps laissée à l’abandon au profit des podcasts et autres reviews, la rubrique Charts revient aujourd’hui en force avec une très belle sélection signée Benoit & Sergio. Ce duo originaire de Washington DC a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois, malgré une discographie courte (seulement deux maxis) mais très convaincante: après un What I’ve Lost encensé par la critique suivi de Midnight People sorti l’année dernière sur Spectral Sound, Benoit & Sergio signent à présent la toute première release du label Visionquest, que nous avions longuement évoqué dans cette interview de Ryan Crosson. Intitulé Where The Freaks Have No Name, ce nouveau maxi du duo américain s’annonçait avant même sa sortie comme l’un des highlights de ce début d’année. Enfin disponible aujourd’hui en vinyle, voici donc pour l’accompagner un petit récapitulatif des influences de Benoit & Sergio.

- English Version -

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Benoit

Dire Straits – Money For Nothing (Vertigo – 1988)
J’écoutais ce morceau avec mon pote face aux enceintes de mon père, qui étaient au moins aussi grandes que nous. On s’amusait à imiter les sons de la batterie, c’était le bon temps.

Valerie Dore – Get Closer (ZYX Records – 1984)
Ce morceau représente le côté electro-disco de mes influences, allant de Moroder à Vitalic. Ce sont les imperfections du vocal qui rendent ce titre aussi génial.

Gabrielle – Forget About The World (Daft Punk Don’t Forget The World Mix) (Go! Discs – 1996)
C’est l’un des premiers morceaux de Daft Punk que j’ai découvert. Ce groupe est une énorme influence pour nous et ce sont eux qui m’ont donné envie de me lancer dans ce que je fais.

Japan – The Nightporter (Live Version) (Virgin – 1982)
Celui-ci est une perle, tout simplement. La version live est juste incroyable.

Rondo Veneziano – La Serenissima (Baby Records – 1981)
Je me revois enfant, en train d’écouter ce morceau à la télé. On ne peut pas faire plus kitsch que ça, mais le clip, le leitmotiv de la mélodie et le côté héroïque des tambours me hantent depuis toujours…

Sergio

Prince – Erotic City (Warner Bros. Records – 1984)
Je me souviens avoir entendu ce morceau à la radio quand j’avais neuf ans, j’étais à la fois scandalisé et excité par les paroles. Si je me marie un jour, je danserai avec ma femme sur cette chanson.

Beach Boys – When I Grow Up (To Be A Man) (Capitol Records – 1975)
J’écoutais ça dans le break marron complètement détruit de mes parents, en essayant de chanter par dessus les voix de faussets des Beach Boys.

Elliott Smith – Angeles (Kill Rock Stars – 1996)
Il avait la voix d’un ange-orphelin vivant seul dans un tronc d’arbre millénaire au Paradis.

The Pixies – Here Comes Your Man (Elektra – 1989)
C’est la première chanson que j’ai apprise à la guitare. J’ai appris la guitare pour composer des chansons comme celle-ci mais je n’ai jamais réussi à en faire une d’aussi bien, et je n’y arriverai sûrement jamais.

Bobby Brown – Every Little Step (MCA Records – 1989)
Ce morceau est incroyable mais je l’ai surtout choisi pour son clip, parce que j’imite les pas de danse qu’y fait Bobby Brown depuis maintenant deux décennies.

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Where The Freaks Have No Name est disponible depuis le 31/01, achetez le vinyle sur Juno.

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