(TAL032) Losoul

Credit : Klaus Waeldele

Il y a quelques mois, on recevait avec honneur Roman Flügel pour le 28e volet de notre podcast. C’est aujourd’hui un autre artiste maison de Playhouse qui nous fait le plaisir de s’arrêter ici le temps d’un mix ; il s’appelle Peter Kremeier mais vous le connaissez sûrement davantage sous le nom de Losoul. Playhouse, une succursale de la structure Ongaku mais surtout un mythique label allemand dont on regrette la rareté récente de ses releases, sur lequel Losoul a pratiquement signé la totalité de ses disques, et ce depuis 1996. Un activiste de longue date donc, qui tout au long de sa prospection artistique et à travers ses trois albums et sa trentaine de maxis, a réussi a créer un univers musical authentique, qui sent toujours très bon la tech house rythmée subtilement groovy sans jamais oublier la techno plus formelle, aux abords un peu salaces et sinistres, le tout se voulant être influencé par un large spectre de styles et de genres, allant du funk à la soul des 70s jusqu’à des sonorités plus hip hop et parfois même un peu jazz. A l’image de ses camarades de Playhouse, Losoul est de ces artistes qui ont unanimement réussi autour d’un vrai projet artistique, avec des releases qui ont souvent perduré dans la qualité, et dans la recherche constante de nouvelles expérimentations musicales. Question actualité, l’homme se fait un peu discret ces temps-ci, malgré un très bon maxi sorti en novembre dernier – toujours sur Playhouse – la troisième partie des remixes de son dernier album Care, avec notamment deux très bonnes relectures signées Plein Soleil et Motor City Drum Ensemble, qu’on vous conseille vivement de découvrir si ce n’est pas déjà fait.

Pour en revenir à l’essentiel de cet article, le mix qui suit est un parfait mélange de tech house qui, à l’image de son auteur, oscille dans un univers parfois très deep et mélodique, parfois plus incisif avec des envolées techno. Durant près d’une heure, Losoul nous invite à plonger dans une ambiance globalement assez minimaliste, et s’amuse à enchainer des synthés mélancoliques avec des nappes froides et industrielles, des batteries façon Detroit avec des kicks estampillés Berghain, le tout calibré à 124 BPM. A écouter et réécouter.

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A few months ago, Roman Flügel starred in our 28th podcast. Today, another artist from Playhouse is making a quick stop for a new episode. His name, Peter Kremeier, better known as Losoul. Playhouse, a branch of Ongaku, but also a mythic German label on which Losoul dropped almost all his productions since 1996. A label that unfortunately doesn’t had an intense activity in the past few months. So this guy has been acting on the techno scene for a while, with 3 albums and more than 30 EPs. All along his productions, he managed to create a unique and authentic musical mood, always tech-house-oriented, subtly groovy, and of course sometimes with a more formal techno, quite dirty and ominous. And the whole thing is influenced by a wide range of styles, from funk to 70’s soul, and even hip-hop or jazz. Just as his Playhouse’s co-workers, Losoul is one of these artists that are trying to get the most of their releases and their productions, and always hinged on a unique project, a whole. He also is the kind of guy who always tries to experiment new ways of making music, new sounds.
These days, Losoul is quite low-keyed, even though he released a really nice EP last November, as the third part of his album’s remixes, featuring two great reworks signed by Plein Soleil and Motor City Drum Ensemble (by the way, we really recommend you these two remixes if you don’t know them already).

But let’s talk about something nearer home, the following mix is a perfect tech-house blend. Just as its author, it goes in a deep -but melodic- sphere, and sometimes in a more incisive techno, with great peak times. For almost an hour, Losoul brings us in a minimalist flavour and enjoys coupling melancholic synth leads with shivery synth pads, and Detroit-style drums clearly inspired by the Berghain. The whole set at 124 BPM. Just listen to it, over and over again.

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Download here : (TAL032) Losoul – 26.01.2011

4 Comments
  1. Guilesp says:

    Delicious. On entend son bon vieux Oooooo à 48 min, sorti en 1996 d’ailleurs.
    Les images sont de plus en plus pédé.

  2. Tweets that mention (TAL032) Losoul - Trace A Line -- Topsy.com says:

    [...] This post was mentioned on Twitter by ninawollner, Bureau Heilig. Bureau Heilig said: New Podcast by Losoul on Trace_A_Line (Playhouse Records) → http://bit.ly/gRFCp7 [...]

  3. [Feed] Losoul – Trace a Line podcast | JEKYLL & HYDE says:

    [...] Losoul – Trace a Line podcast | [Feed] Jacques Greene: Bloc 2011 Promo Mix [...]

  4. (TAL123) Pit Spector - Trace A Line says:

    [...] pour cette première le légendaire LoSoul du label Playhouse, auteur d’un de nos plus beaux podcasts enregistré il y a presque trois ans. Ark sera également de la partie pour un live à quatre mains [...]

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