Freaky freaky monday

Bonsoir. Sans transition musique (haaaan).

En bon blogger qui se respecte (toujours), et à défaut d’aller en cours, j’ai passé une grande partie de ma semaine à écumer les nouvelles sorties sur beatport (une habitude qui m’est venue du jour au lendemain, pouf, allez comprendre) ; et l’une de mes dernières satisfactions a été la toute récente compilation signée Rekluse, sorte de succursale d’Excentric Muzik, label fondé il y a bientôt trois ans par l’énigmatique mais non moins talentueux Fergie. Un recueil d’une dizaine de track inedits, subtilement intitulé « Reklusives Volume 1. » et rassemblant les artistes qui ont fait, peu ou prou, les beaux jours du label anglais (j’ai un doute, lynchez moi si je me trompe) et qui ont pour la plupart, grandement participé à mes remous musicaux de ces derniers mois. Et un peu à l’image du rapport qui subsiste entre Dirtybird et Mothership, ce pari du on lance un nouveau label étroitement lié à l’édifice principal tout en gardant une grosse part de liberté pour faire découvrir une musique peu convenue et des artistes moins conventionnels est brillamment réussi. Alors oui, dire que cette release a sublimé mon mercredi soir dernier et le restant de la semaine sonne comme une évidence, Electric Rescue, Simon Strokes, Loco & Jam, Clement Meyer, Psycatron, Henry Von ou encore Fergie lui même se passent la main autour de cette compilation résolument sombre et angoissante, voir lugubre sans jamais omettre ce côté dancefloor psychédélique omniprésent. Et pour le coup, ils ont vraiment tout compris.

Electric Rescue – Youkounkoun

Si un jour on décide de se bouger le cul et de mettre en place un système quelconque de « charts » comme on se l’était dit il y a déjà deux ou trois mois (j’y crois toujours, j’espère et j’escompte en partie sur cette merveilleuse idée révolutionnaire pour combler notre cruel manque de contenu, brrr…), bref, je pense que le morceau qui suit aurait brillamment présidé le haut du tableau de mon éventuelle sélection du mois de mars. Je vais éviter de blablater deux heures dessus ; le strict minimum à savoir réside dans les crédits attribués à la piste, puisque « Change » n’est rien d’autre qu’un alias de Thomas Muller. Donc déjà, au premier abord c’est forcement bien. Aussi, c’est sortit sur Quartz Music, le label de son pote Paul Ritch, ce qui confère à mon humble avis au morceau en question un gage de qualité indéniable et indiscutable. J’ai craqué une première fois à l’écoute d’un dj set de Mikhail sur ustream, j’ai succombé encore une fois au Rex lors de la soirée Ritch/Muller/Okain, et je l’ai saignée de toutes les manières possibles et inimaginables le jour où je me la suis procurée pour de vrai. Donc oui, c’est vraiment bien, mais vous êtes pas obligés de me croire.

Change – Peace For Freaks

Je ne connaissais pas Gary Beck avant de découvrir son remix pour Qoso, sortit sur Fool House en fin d’année dernière. De même, je ne connaissais pas Edit Select avant d’entrevoir une de ces productions sur une des compilations du Berghain aux côtés de Len Faki (excusez du peu). Malheureusement, je suis un peu passé au travers de ces deux morceaux au moment de leur sortie, un peu occultés par les grands noms (ou tout du moins les grands talents) qui les ont accompagnés au cœur des tracklisting respectifs. Bref, l’erreur est désormais réparée, et au fil de mes investigations, j’ai appris que les deux hommes semblent être assez proches dans leur délire musical (ben oui, en fait ils sont tout les deux originaires de Glasgow, forcement ça aide). Et donc, après quelques collaborations officieuses, ils se sont réunis une nouvelle fois, le temps d’un remix, pour un résultat plus que remarquable ; techno enivrante et sonorités druggys exaltantes sont au rendez vous, à écouter très fort pour galvaniser le côté hypnotique du morceau, qui se veut être beaucoup plus opaque que l’originale. Brillant.

Dustin Zahn & Mark Broom – Leave Me Alone (Edit Select vs Gary Beck Remix)

On parlait du Berghain, Marcel Fengler en est le parfait représentant. Tout d’abord parce qu’il fait partie du cercle très fermé des résidents du Panorama Bar, et ça c’est déjà beaucoup, mais aussi de part sa faculté à produire (et à jouer, je suppose, malheureusement je n’ai pas encore eu l’occasion de le voir sur scène…) des sons aussi sordides et claustrophobiques, dénués généralement de mélodies mais qui incitent paradoxalement à se dandiner au rythme des sonorités crasseuses qui s’en dégagent. Le morceau qui suit porte parfaitement son nom, huit minutes durant lesquelles on a l’étrange sensation d’entendre encore et toujours la même partition, tellement vide et tellement pléthorique à la fois, dont la basse triture l’esprit d’une manière limite malsaine, ou du moins dérangeante. Hum, euh bon, je sais dit comme ça on comprend pas grand chose, alors le plus simple serait que vous vous fassiez votre propre idée sur la chose. Voilà.

Marcel Fengler – Friction

Je me rends compte que j’écris toujours beaucoup trop, et à chaque fois je pressens les remarques, reproches et autres débilités qui vont me retomber sur la gueule. On la fera courte pour celle là. Je sais pas d’où ça sort, un dossier pris au hasard parmi les 60 Go qui attendent sagement que je les classe dans mon dossier Téléchargements, mais je crois que Oliver Klein est un mec plutôt connu. Ou pas, j’en sais trop rien en fait. Séquence kikoulol du billet, on s’attarde pas, prendez c’est juste trop cool.

Daniele Papini – September Black (Oliver Klein Remix)

J’ai vu Making Contakt il y a quelques jours, ce film principalement porté sur Richie Hawtin, son label Minus et ses amis. On ne peut décidément pas le comparer à Berlin Calling, l’un se voulant être une sorte de documentaire alors que l’autre a plus misé sur le côté scenario/histoire/vrai film quoi, et donc, tout ça c’est bien sympa, on voit Hawtin (son label et ses amis, toujours), pendant la tournée Minus qui célébrait les 10 ans du label, parler tout le film durant ou presque de beaucoup de choses très intéressantes, certes, c’est très ludique, peut être un poil trop technique et assidu à mon goût (même si je pense que c’était un peu la finalité de la chose), mais ca commence à très vite te faire chier quand tu lances ça avec des potes en after un peu bourré. Alors oui, Making Contakt est un reportage à voir pour tout technophile qui s’intéresse un peu à la production et la mise en scène, à regarder sérieusement, seul dans sa chambre a 4h du mat pour saisir toute la subtilité de leur travail, parfois on rigole un peu, parfois on est subjugué par l’organisation du truc, souvent on a envie d’être à la place de Richie Hawtin, et tout le long on est captivé par la musique qui est véritablement merveilleuse. Une OST parfaite, et même si les morceaux n’ont rien d’exclusifs, j’ai personnellement découvert quelques tracks ravissants, comme celui-ci par exemple. Coup de maître, Hawtin est vraiment un enculé. Que ce soit dit.

Marco Carola – Bloody Cash

Voilà, ce fut laborieux, mais on y est arrivé.
Adieu.

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2 réactions sur “Freaky freaky monday”

  • aLx dit :

    Je recommande trés fortement le Marcel Fengler, et encore plus a 4h du mat avec le casque et le volume à fond… c’est juste dantesque!

  • Freaky Friday dit :

    Merci aux techniciens.

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